Notre-Dame-des-Landes : dix nouveaux squats évacués à l'issue de la deuxième opérations d'expulsions

Les opérations sur la ZAD ne seront terminées "que le jour ou l'Etat de droit sera totalement respecté", prévient la préfecture des Pays de la Loire.

Un bulldozer lors d\'une opération d\'expulsions le 17 mai 2018 à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Un bulldozer lors d'une opération d'expulsions le 17 mai 2018 à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

L'évacuation de la ZAD continue. La deuxième phase d'expulsions à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) s'est terminée, vendredi 8 mai dans la soirée. Elle avait commencé jeudi à 6 heures. Après quelques affrontements, le calme est rapidement revenu. Dix nouveaux squats ont été évacués, dont sept constitués d'habitats précaires, "déconstruits" et trois constructions anciennes "en dur", "rendues inaccessibles". Au total, 39 squats ont été évacués depuis début avril.

L'objectif de l'opération était d'évacuer des lieux occupés par des zadistes considérés comme illégaux. En effet, après l'abandon du projet d'aéroport annoncé en janvier, le gouvernement a demandé aux zadistes de se mettre en conformité en déposant des dossiers de régularisation ou de quitter les lieux. Les expulsions ne concernent pas les personnes "dont le dossier de régularisation a été accepté" ni celles "dont le dossier est en cours d'instruction", a précisé la Gendarmerie nationale.

Les opérations terminées "le jour où l'Etat de droit sera totalement respecté"

"Cette opération a concerné, comme nous nous y étions engagés, uniquement des squats qui ne s'inscrivaient dans aucun des projets agricoles déposés en préfecture. Leurs occupants refusaient donc toute discussion et rejetaient l'idée d'occuper ces terres, de façon légale. Ce n'était pas acceptable", a déclaré Nicole Klein, préfète des Pays de la Loire.

Il faut s'attendre à d'autres phases d'expulsions. "Les opérations à Notre-Dame-des-Landes ne seront terminées que le jour où l'Etat de droit sera totalement respecté, c'est-à-dire lorsque la libre circulation sera rétablie et que l'ensemble des terres et des bâtiments sera occupé de manière légale", a prévenu la préfecture.