Notre-Dame-des-Landes : la deuxième opération d'expulsions reprend dans la ZAD

L'opération vise une dizaine de sites occupés par les zadistes, mais ne concerne pas les personnes dont le dossier de régularisation a été accepté ou est en cours d'instruction.

Une pelleteuse détruit une construction dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes, le 17 mai 2018, lors de la seconde opération d\'évacuations.
Une pelleteuse détruit une construction dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes, le 17 mai 2018, lors de la seconde opération d'évacuations. (FRED TANNEAU / AFP)

Les pelleteuses vont à nouveau entrer en action. La deuxième opération d'expulsion a repris, vendredi 18 mai, peu après 6 heures dans l'ouest de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). L'objectif des policiers reste d'évacuer des lieux occupés par des zadistes considérés comme illégaux. Plusieurs dizaines de camions de gendarmerie ont pris position auparavant dans le secteur de la Freusière, tandis qu'un hélicoptère survolait la zone, selon un journaliste de l'AFP.

Plus de 1 500 militaires mobilisés

Cette deuxième opération d'expulsion a commencé jeudi, un peu plus d'un mois après le lancement d'une première opération d'évacuations. Après l'abandon du projet d'aéroport annoncé en janvier, le gouvernement a demandé aux zadistes de se mettre en conformité en déposant des dossiers de régularisation ou de quitter les lieux.

Les expulsions ne concernent pas les personnes "dont le dossier de régularisation a été accepté" ni celles "dont le dossier est en cours d'instruction", a précisé la Gendarmerie nationale. Le patron de la gendarmerie a d'ailleurs communiqué aux zadistes la liste des squats qui vont être évacués, "de manière à ce qu'il n'y ait pas de surprise". L'opération, qui vise une dizaine de sites, doit durer "quelques jours". Elle mobilise 19 escadrons de gendarmerie, soit 1 500 à 1 700 militaires.