Notre-Dame-des-Landes : les zadistes n'ayant pas déposé de dossier de régularisation doivent "quitter les lieux" avant le 14 mai, annonce Edouard Philippe

Cette échéance ne concerne pas les 28 occupants qui ont présenté des dossiers de projets agricoles.

Des zadistes font face à des forces de l\'ordre, le 23 avril 2018, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Des zadistes font face à des forces de l'ordre, le 23 avril 2018, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. (ESTELLE RUIZ / CROWDSPARK / AFP)

Les expulsions de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes pourraient reprendre à partir du 14 mai, prévient le Premier ministre. Invité sur Europe 1, jeudi 26 avril, Edouard Philippe a rappelé que si 28 occupants illégaux avaient accepté la main tendue de l'Etat en déposant des dossiers de projets agricoles, "ceux qui ne veulent pas respecter ce processus ont vocation à quitter les terrains".

Une réunion à Matignon

Ces derniers devront donc "avoir quitté les lieux" au 14 mai. Il s'agit de la date à laquelle "la préfète va convoquer la première réunion du comité qui a vocation à analyser les dossiers déposés par ceux des occupants illégaux qui veulent rentrer dans le droit chemin", a précisé Edouard Philippe.

Edouard Philippe avait reçu, mercredi en fin d'après-midi à Matignon, la préfète de Loire-Atlantique, le directeur général de la gendarmerie nationale ainsi que plusieurs ministres, dont Gérard Collomb, pour "faire un point sur le processus de retour à l'État de droit" à Notre-Dame-des-Landes. La réunion est intervenue deux semaines après le début des opérations sur le site de 1 650 hectares, qui mobilisent 1 500 gendarmes mobiles et ont conduit dans les premiers jours à la destruction de 29 squats, sur 97 habitats recensés par les autorités.