Démission de François Bayrou : "C'est plutôt une bonne nouvelle" juge le président d'Anticor

Pour le président d'Anticor, Jean-Christophe Picard, la démission de François Bayrou ne remet pas en cause la loi sur la moralisation de la vie publique. 

François Bayrou, le 21 juin 2017.
François Bayrou, le 21 juin 2017. (JOEL SAGET / AFP)

"C'est plutôt une bonne nouvelle que François Bayrou ait démissionné parce que cela portait atteinte à la volonté présidentielle de moraliser la vie politique", a expliqué ce mercredi 21 juin, sur franceinfo, Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, l'association contre la corruption et pour l'éthique en politique.

"François Bayrou a été maladroit, il a défendu publiquement son parti, il est intervenu auprès de radio alors qu'il était ministre de la Justice, donc ça posait de vrais problèmes. À la fois on avait le sentiment qu'il avait envie de défendre ses fonctions du président du MoDem, mais il était ministre de la Justice. Aujourd'hui, l'enquête aura lieu de manière plus sereine" se rassure Jean-Christophe Picard.

La loi de moralisation de la vie publique toujours d'actualité 

La démission de François Bayrou ne remet pas en cause la loi de moralisation, a expliqué Jean-Christophe Picard. "Elle a été déposée au Parlement, donc c'est en cours d'examen auprès du Sénat. La loi ordinaire et la loi organique ont été déposées. Il reste la loi constitutionnelle qui est déjà bien cadrée. Je trouve ça très bien que le gouvernement affiche une certaine exemplarité."

Marielle de Sarnez va prendre la tête du groupe MoDem à l'Assemblée nationale et Richard Ferrand celle du groupe LREM. Un choix que ne cautionne pas Jean-Christophe Picard. "C'est un peu étonnant de constater que les présidents de ces deux groupes sont visés par des enquêtes. C'est un peu curieux. J'attends de voir comment réagissent les membres du groupe, s'ils valident ces décisions qu'ils n'ont pas prises."

Jean-Christophe Picard : "Aujourd'hui, l'enquête aura lieu de manière plus sereine"
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