Ce qu'il faut retenir des vœux de François Hollande pour 2015

Le chef de l'Etat a prononcé une allocution de 9 minutes depuis son bureau de l'Elysée. "La France est capable de se transformer", "vous y êtes prêts", a-t-il lancé, avant d'annoncer qu'il "combattrait jusqu'au bout les conservatismes et les populismes".

Le président, François Hollande, le 31 décembre 2014, au palais de l\'Elysée, à Paris.
Le président, François Hollande, le 31 décembre 2014, au palais de l'Elysée, à Paris. (IAN LANGSDON / AFP)

Le président de la République a présenté, mercredi 31 décembre, à 20 heures, ses vœux aux Français pour 2015. Son allocution, enregistrée dans la journée et prononcée depuis son bureau de l'Elysée, a duré neuf minutes. Voici ce qu'il faut en retenir.

Un ton combatif

"C'est un message de confiance et de volonté que je vous adresse ce soir. Mais je veux en finir avec le dénigrement et le découragement, a commencé le chef de l'Etat. Il faut avancer, faire preuve d'audace, refuser le statu quo". Le mot "confiance" revient ensuite à plusieurs reprises au cours de son intervention. "2015 doit être une année d'audace, d'action et de solidarité", a-t-il martelé, en guise de conclusion. 

La défense des réformes engagées

Comme son entourage l'avait indiqué, le président a jeté "un regard rétrospectif" sur l'année écoulée. "2014 était une année rude, a-t-il reconnu. J'ai tenu bon et suivi fermement le cap", a-t-il déclaré. François Hollande a ainsi défendu plusieurs réformes engagées depuis son élection : le pacte de responsabilité (qui entre en vigueur le 1er janvier 2015), la réforme territoriale, la pénibilité au travail dans le calcul des retraites.

Puis il s'est projeté dans l'année à venir : "La France est capable de se transformer", "vous y êtes prêts", a-t-il lancé. La loi Macron sur l'économie sera "un coup de jeune pour notre société", a ensuite indiqué François Hollande. 

Peu d'annonces, mais "une grande cause nationale"

François Hollande a aussi fait de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme une grande cause nationale, comme l'avait avancé Bernard Cazeneuve au début du mois. Il a annoncé qu'il "combattrait jusqu'au bout les conservatismes et les populismes (...) Le déclin, le seul qui nous menace, c'est celui de l'abandon". Dans cette optique, le président a aussi indiqué que "le service civique serait élargi à tous les jeunes qui en feraient la demande".

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Il a aussi rappelé que Paris accueillirait en 2015 la Conférence sur le climat. Et fait une annonce à ce sujet : "Nous devons entraîner le monde pour qu'il puisse adopter une déclaration sur les droits de l'humanité pour préserver la planète. Je ferai tout pour que la conférence soit un succès." 

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