Alexandre Benalla a déposé plainte contre X dans l'affaire de l'enregistrement clandestin diffusé par Mediapart

L'ex-collaborateur de l'Elysée a déposé plainte il y a deux mois dans l'affaire des enregistrements diffusés par le site d'information Mediapart.

Alexandre Benalla, le 26 février 2019, à Paris, après sa sortie de détention provisoire à la prison de la Santé.
Alexandre Benalla, le 26 février 2019, à Paris, après sa sortie de détention provisoire à la prison de la Santé. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Alexandre Benalla a porté plainte contre X avec constitution de partie civile dans l'affaire de l'enregistrement clandestin de conversations entre lui et Vincent Crase, diffusé en janvier dernier par Mediapart, a appris franceinfo jeudi 5 décembre de source proche de l'enquête, confirmant une information de BFMTV. D'après les informations de franceinfo, cette plainte a été déposée il y a deux mois.

L'ancien chargé de mission avait déjà déposé plainte une première fois en février dans cette affaire, entraînant l'ouverture d'une enquête pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", afin d'identifier l'auteur de cet enregistrement audio. Mais la nouvelle plainte, avec constitution de partie civile, devrait entraîner la saisine d'un juge d'instruction, et l'ouverture d'une information judiciaire.

Benalla revendiquait le soutien du "patron"

L'enregistrement audio diffusé par Mediapart fin janvier, permet d'entendre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ancien responsable de la sécurité de LREM et gendarme réserviste, évoquer le soutien qu'aurait exprimé Emmanuel Macron aux deux hommes, dans l'affaire des violences du 1er mai 2018, place de la Contrescarpe à Paris.

On entend notamment Alexandre Benalla dire à Vincent Crase que "le patron" [c'est ainsi qu'il surnomme Emmanuel Macron] lui a envoyé un message disant: "Tu vas les bouffer. T'es plus fort qu'eux, c'est pour ça que je t'avais auprès de moi". L'Elysée avait démenti l'existence de ce message.

Alexandre Benalla et Vincent Crase sont mis en examen depuis le 22 juillet 2018 pour "violences en réunion", en marge des manifestations du 1er-Mai, point de départ de toute l'affaire.