Alexandre Benalla dépose plainte après les enregistrements diffusés par Mediapart

L'ancien collaborateur du président de la République a porté plainte jeudi après la diffusion de ces documents sonores, fin janvier, par le site d'information Mediapart. 

Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat, le 21 janvier 2019. 
Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat, le 21 janvier 2019.  (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Alexandre Benalla a déposé plainte jeudi 14 février après des enregistrements de conversations entre lui et Vincent Crase, fin juillet, qui ont été diffusés par le site Mediapart le 31 janvier, a appris franceinfo dimanche auprès de l'avocate d'Alexandre Benalla, Jacqueline Laffont, confirmant une information du JDD.

Cette plainte a été déposée jeudi pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "atteinte à la représentation de la personne". 

Origine "incertaine, mystérieuse et inquiétante"

Pour l'avocate de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, l'enregistrement audio a une origine "incertaine, mystérieuse, inquiétante". Elle refuse de s'expliquer sur la base de ce document sans savoir où et par qui son client a été enregistré, ni sans savoir le but recherché par celui qui enregistre. "Et si une puissance étrangère était derrière ?", s'interroge l'avocate d'Alexandre Benalla qui demande une authentification de l'enregistrement. 

Ces enregistrements de conversations entre Alexandre Benalla, ancien collaborateur du président de la République, et Vincent Crase, ex-responsable de la sécurité de LREM et gendarme réserviste, portaient notamment sur le soutien d'Emmanuel Macron dans l'affaire des violences du 1er-Mai. En ayant cette conversation, les deux hommes ont violé leur contrôle judiciaire puisqu'ils sont tous deux mis en examens le 22 juillet 2018, notamment pour "violences en réunion", après les événements du 1er-Mai. Lundi 4 février, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et tenté de perquisitionner Mediapart pour se faire remettre les enregistrements.