Dans les pas de Trump, J-12 : de la Floride à la Caroline du Nord, l'électorat féminin courtisé

Le candidat républicain, en Caroline du Nord mercredi 26 octobre, n'hésite pas à mettre en avant ses supportrices dans les meetings, afin de redorer un blason terni par les récentes affaires et ressenti dans les sondages.  

Les pancartes roses portées pas les supportrices de Trump fleurissent dans ces derniers meetings
Les pancartes roses portées pas les supportrices de Trump fleurissent dans ces derniers meetings (BENJAMIN ILLY / RADIO FRANCE)

Après une pause à Washington pour inaugurer son nouvel hôtel, le candidat républicain engagé dans la course à la Maison Blanche s'est rendu en Caroline du Nord. Il est clair que sa campagne accuse le coup après la publication début octobre d'une certaine "discussion de vestiaire" datant de 2005. Depuis, c’est la dégringolade dans les sondages, malgré des excuses présentées du bout des lèvres. Pourtant, dans les récents meetings de Sanford à Tampa en passant par Kinston (Floride), ses supportrices de la première heure ne semblent pas découragées. 

Dans les pas de Trump, J-12 : de la Floride à la Caroline du Nord, l'électorat féminin courtisé - un reportage de Benjamin Illy
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Les pancartes roses, lues et relues par Trump

Ces derniers jours, quelque chose a changé dans les meetings de Donald Trump. On y voit des touches de rose, le rose des pancartes brandies fièrement par des supportrices. Le candidat républicain ne se prive pas de faire remarquer leur présence à chaque fois qu’il prend le micro : "J’adore ces pancartes roses", s'exclame-t-il, en lisant le message affiché, "Les femmes pour Trump"

Les scandales et les accusations semblent avoir peu d'effets sur les femmes présentes, de plus en plus nombreuses au fil des réunions publiques. Lindsay, 19 ans, pancarte rose dans les mains, à la sortie d’un meeting à Tampa en Floride déclare : "Je suppose que c’est difficile pour certaines de voter Trump, mais honnêtement, c’est toujours mieux que Hillary. On entend les mêmes propos sur les femmes dans l’industrie musicale, ce n'est pas important tout ça"

Leona, 69 ans, relativise aussi les récents scandales. "J’ai changé de parti pour voter pour cet homme", dit-elle, affirmant qu'il n'a "rien fait". "Parler ça n’engage à rien, dit-elle. Ces femmes [accusatrices] ont attendu d’être à deux semaines de l’élection pour parler, ce n’est pas très crédible."

Pourtant les effets indésirables sont chiffrés. Dans les sondages, Donald Trump accuse un déficit de 20 points par rapport à Hillary Clinton auprès de l’électorat féminin. Il reste donc ces meetings en trompe l’œil et un candidat qui se rassure en se raccrochant à de petites pancartes roses.

Dans les pas de Trump : de la Floride à la Caroline du Nord