Fusillades d'El Paso et Dayton : malgré une visite millimétrée, Donald Trump n'a pas échappé aux critiques

Le président américain ne s'est pas rendu sur les lieux précis de la tuerie dans la ville de l'Ohio car la tension y est forte. Il a néanmoins rencontré des personnels hospitaliers dans une journée organisée où les équipes de sécurité ont tenté de tenir la presse et les manifestants à l'écart.

Le président Donald Trump, à El Paso au Texas, le 7 août 2019.
Le président Donald Trump, à El Paso au Texas, le 7 août 2019. (SAUL LOEB / AFP)

L'accueil n'aura pas été chaleureux. Donald Trump s'est rendu, mercredi 7 août, à El Paso (Texas) et Dayton (Ohio), les deux villes endeuillées par les fusillades du week-end dernier. Une journée à la communication savamment orchestrée et au cours de laquelle les manifestants ont été soigneusement tenus à l'écart.

Le dirigeant républicain a fait une brève déclaration à la presse à El Paso, là où un jeune blanc aux motivations racistes a abattu 22 personnes samedi matin avant d'être interpellé. "Nous avons rencontré tous les médecins, infirmières, les équipes médicales. Ils ont fait un boulot incroyable", a salué le locataire de la Maison Blanche, qui s'était rendu un peu plus tôt à Dayton où neuf personnes sont tombées sous les balles d'un autre tireur, treize heures après le carnage d'El Paso.

Dans un tweet une fois sa visite terminée, le président a blâmé les journalistes : "Les médias qui propagent des fake news ont fait des heures supplémentaires pour me dénigrer moi et mes deux voyages, mais ça n'a pas marché. L'amour, le respect et l'enthousiasme étaient là, visibles de tous."

Des centaines de manifestants

Mais à El Paso, ville à majorité hispanique, des centaines de manifestants attendaient Donald Trump dans un parc en brandissant des panneaux barrés des mentions : "Vos mots ont des conséquences", "Make racists afraid again" (faire à nouveau peur aux racistes, référence à son slogan de campagne Make America great again) ou "C'était du terrorisme inspiré par Trump"

Des manifestants en colère avaient aussi critiqué sa venue à Dayton, réclamant des contrôles renforcés sur les ventes d'armes à feu. Certains ont brandi des panneaux l'exhortant à "s'opposer à la NRA", le puissant lobby des armes qui bloque toute tentative de réguler le marché des armes à feu et d'interdire les fusils d'assaut. Avant de quitter la Maison Blanche, Donald Trump avait assuré qu'il y avait "peu d'appétit" politique à Washington pour interdire ce type d'armes, impliquées dans les fusillades du week-end.