L'Iran assure que les présumées "cyberattaques" américaines contre ses systèmes de défense ont échoué

Des médias américains affirment que Washington a mené des cyberattaques contre Téhéran.

Un fresque anti-américaine, à Téhéran (Iran), le 22 juin 2019.
Un fresque anti-américaine, à Téhéran (Iran), le 22 juin 2019. (ATTA KENARE / AFP)

Une dangereuse escalade entre l'Iran et les Etats-Unis. Alors que Donald Trump compte annoncer de nouvelles sanctions, Téhéran ne se laisse pas impressionner. L'Iran a assuré, lundi 24 juin, n'avoir subi aucun dégât dus à des "cyberattaques" présumées, lancées par les Etats-Unis contre des systèmes de défense iraniens.

"Les médias s'interrogent sur la véracité de présumées cyberattaques contre l'Iran. Je dois dire que cela fait longtemps que nous faisons face au cyberterrorisme" des Etats-Unis, a commenté sur Twitter le ministre des Télécommunications, Mohammad-Javad Azari Jahromi. "Aucune de leurs attaques n'a réussi alors qu'ils font beaucoup d'efforts en ce sens", a-t-il affirmé. "L'an dernier, nous n'avons pas fait échouer une attaque, mais 33 millions" grâce à un nouveau système de défense informatique, a-t-il ajouté.

Des frappes contre l'Iran annulées

Samedi, des médias américains ont annoncé que les Etats-Unis avaient lancé des cyberattaques contre des cibles iraniennes, deux jours après la destruction par Téhéran d'un drone américain. Après avoir annulé des frappes contre l'Iran en représailles à la destruction de ce drone, le président américain Donald Trump aurait autorisé des représailles sous forme de cyberattaques contre les systèmes de défense iraniens, selon le Washington Post (en anglais). Une de ces cyberattaques a visé des ordinateurs servant à contrôler des lancements de missiles et de fusées.

Selon Yahoo! News, l'autre attaque informatique a frappé un réseau d'espionnage chargé de surveiller les passages de navires dans le détroit d'Ormuz. D'après le Washington Post, ces cyberattaques, planifiées depuis plusieurs semaines, avaient été initialement proposées par les militaires américains comme riposte contre les attaques mi-juin contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Washington accuse l'Iran d'être à l'origine de ces attaques, ce que Téhéran nie. Interrogé par l'AFP, le ministère américain de la Défense s'est refusé à tout commentaire.