Etats-Unis : un projet de réforme de la police, initié après la mort de George Floyd, échoue

Les sénateurs américains ont mis un terme à des négociations sur un projet de réforme, adopté en mars par la chambre des Représentants.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le sénateur démocrate Cory Booker à Washington (Etats-Unis), le 22 septembre 2021. (J. SCOTT APPLEWHITE / AP)

Les sénateurs américains ont mis un terme mercredi 22 septembre à des négociations sur un projet de réforme de la police initié après la mort de George Floyd, un américain noir de 46 ans, une décision qui risque d'être fatale au texte et représente un dur revers pour Joe Biden.

Malgré des mois de discussions, "nous n'avons pas réussi à nous mettre d'accord sur une stratégie", a déclaré à la presse le sénateur démocrate Cory Booker en annonçant la fin des négociations avec ses collègues républicains. Le président démocrate, élu avec le soutien des électeurs noirs et qui avait fait de cette réforme une de ses priorités, a imputé l'échec des négociations aux républicains.

Un texte adopté par la Chambre des représentants en mars

Le meurtre de George Floyd, asphyxié par un policier blanc le 25 mai 2020 à Minneapolis, avait suscité une immense mobilisation dans tous les Etats-Unis contre le racisme et les violences policières. Pour y répondre, la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avait adopté en mars un projet de réforme de la police portant le nom du quadragénaire noir, qui s'attaquait notamment à la large immunité judiciaire dont jouissent les agents.

Le texte prévoyait aussi d'interdire les prises d'étranglement, de limiter les transferts d'équipements militaires aux forces de l'ordre, de créer un registre national des policiers licenciés pour abus, etc. Mais les démocrates devaient convaincre une dizaine d'élus républicains pour passer l'obstacle du Sénat, chose qui n'a pas été possible.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Mort de George Floyd

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.