Etats-Unis : le leader de la milice d'extrême droite "Proud Boys" arrêté à Washington

Enrique Tarrio a été arrêté deux jours avant une manifestation contre la certification de l'élection de Joe Biden à la présidence du pays.

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France Télévisions
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Le leader de la milice d'extrême droite "Proud Boys", Enrique Tarrio, lors d'une manifestation à Atlanta, en Géorgie (Etats-Unis), le 18 novembre 2020. (ELIJAH NOUVELAGE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Le leader de la milice d'extrême droite "Proud Boys" a été arrêté à Washington, lundi 4 janvier, deux jours avant une manifestation contre la certification de l'élection de Joe Biden comme prochain président des Etats-Unis. Enrique Tarrio, 36 ans, était visé par un mandat d'arrêt car il avait participé à la destruction d'une bannière "Black Lives Matter" appartenant à une église, lors d'un rassemblement qui avait dégénéré mi-décembre.

Le milicien, qui venait d'arriver de Floride, a été inculpé pour destruction de biens de l'église méthodiste Asbury United, une église dont les fidèles sont principalement afro-américains. Selon la police, il est également accusé d'avoir été interpellé en possession de deux chargeurs d'arme à feu haute capacité illégaux.

La police redoute des violences à Washington

Enrique Tarrio et d'autre membres des "Proud Boys" sont accusés d'avoir déchiré et brûlé la bannière d'une autre église principalement afro-américaine, la Metropolitan, lors de la manifestation du 12 décembre. Plusieurs personnes avaient été poignardées et des dizaines d'autres arrêtées durant ce rassemblement. "Le comportement des 'Proud Boys' à Washington D. C. le 12 décembre 2020 représente un nouveau et dangereux chapitre dans la longue et horrible histoire de la violence exercée par des foules de suprémacistes blancs contre des lieux de cultes noirs", lit-on dans la plainte déposée par l'église.

L'arrestation intervient à la veille de deux journées d'action dans la capitale américaine en soutien à Donald Trump et à son affirmation infondée selon laquelle il a remporté l'élection du 3 novembre. A deux semaines de l'investiture de Joe Biden, le président sortant refuse toujours de reconnaître la victoire du démocrate. La police de Washington a indiqué craindre des violences lors de ces journées de mobilisation, notamment de la part de groupes comme les "Proud Boys", et a prévenu que les personnes portant des armes à feu seraient arrêtées. "Nous ne laisserons personne inciter à la violence ou intimider nos habitants", a averti la maire de la capitale, Muriel Bowser.

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