Affaire Griveaux : la patronne de l'agence BestImage, "Mimi" Marchand, mise en examen

Un photographe travaillant pour l'agence avait été renseigné sur la date et le lieu de l'interpellation de Piotr Pavlenski, artiste au cœur de l'affaire Griveaux. Des clichés de l'opération avaient été publiés dans "Paris Match".

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Michèle Marchand, le 22 avril 2017 au Touquet (Pas-de-Calais). (ERIC FEFERBERG / AFP)

"Mimi" Marchand, puissante figure de la presse people, a été mise en examen jeudi 12 août dans l'enquête sur les photos de l'interpellation de Piotr Pavlenski, artiste russe au cœur de l'affaire Griveaux, a appris franceinfo de source judiciaire, mardi 17 août, confirmant une information de Mediapart (article réservé aux abonnés).

La patronne de l'agence BestImage a été mise en examen pour "recel de violation du secret professionnel" et "extorsion" dans l'information judiciaire portant sur la publication par Paris Match, en février 2020, de photos de l'interpellation de Piotr Pavlenski. Ce dernier avait revendiqué deux jours plus tôt la diffusion de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux. Michèle (dite "Mimi") Marchand a été placée sous contrôle judiciaire. 

Piotr Pavlenski avait été interpellé avec sa compagne Alexandra de Taddeo devant l'objectif du photographe Sébastien Valiela, paparazzi travaillant pour BestImage, qui avait été renseigné sur la date et le lieu de l'opération. L'avocate de Michèle Marchand, Caroline Toby, a estimé auprès de l'AFP que sa cliente n'avait "fait que son travail" de journaliste. "Elle a eu une information et elle l'a exploitée", a-t-elle déclaré.

Déjà poursuivie dans une autre affaire

"Mimi" Marchand est par ailleurs également mise en examen depuis début juin pour son implication dans l'interview retentissante, diffusée mi-novembre par BFMTV et Paris Match, de Ziad Takieddine, au cours de laquelle le sulfureux intermédiaire avait retiré ses accusations contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007. Les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris suspectent que cette rétraction a pu être achetée ou du moins téléguidée de manière frauduleuse.

La patronne de BestImage a passé un mois en détention provisoire dans cette enquête pour n'avoir pas respecté son contrôle judiciaire. Elle a été remise en liberté le 21 juillet.

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