Soupçons de financement libyen : Mimi Marchand mise en examen notamment pour "subornation de témoin"

La reine de la presse people est soupçonnée d'association de malfaiteurs et de subornation de témoin, à la suite de l'interview de Ziad Takieddine dans lequel il dédouanait Nicolas Sarkozy après l'avoir accusé.

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Radio France
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Mimi Marchand le 22 avril 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)

La reine de la presse people, proche du couple Macron, Michèle "Mimi" Marchand, a été mise en examen samedi 5 juin notamment pour "subornation de témoin" dans l'affaire portant sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a indiqué son avocate à franceinfo. La patronne de l'agence de paparazzi BestImage a été mise en examen également pour "association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée" et placée sous contrôle judiciaire. "Elle conteste fermement les faits reprochés", a souligné Me Caroline Toby.

Jeudi, elle avait été placée en garde à vue dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclciff) dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le Parquet national financier (PNF). 

Elle est soupçonnée d'association de malfaiteurs et de subornation de témoin concernant l'intermédiaire Ziad Takieddine, témoin important dans l'affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. L'homme d'affaire avait accordé un entretien, en novembre dernier au Liban, à un journaliste de Paris Match et un photographe de BestImage, l’agence de presse de Mimi Marchand. Dans cette interview, Ziad Takieddine dédouanait Nicolas Sarkozy dans le dossier du financement libyen. Les policiers veulent savoir ce qui a conduit Ziad Takieddine à ne plus accuser Nicolas Sarkozy.

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