Royaume-Uni : "Bring back Boris", certains conservateurs œuvrent déjà au retour du futur ex-Premier ministre

Alors que Boris Johnson n'a pas encore officiellement quitté son poste, certains s'activent déjà pour lui préparer un futur. Et l'imaginent à la tête de l'Otan, dont le poste de secrétaire général se libèrera l'an prochain.

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édité par Théo Uhart - Richard Place
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le Premier ministre britannique lors du Commonwealth Business Forum à Birmingham, le 28 juillet 2022. (PETER BYRNE / POOL / AFP)

Que va devenir Boris Johnson contraint à la démission au début du mois de juillet, notamment en raison de divers scandales de fêtes clandestines à Downing Street en plein confinement ? Le Premier ministre britannique va déjà penser à se détendre ces prochains jours, puisqu'il organise une fête pour son mariage célébré l'an passé. 

Puis il reviendra aux affaires pour un petit mois, et quittera son poste de Premier ministre du Royaume-Uni début septembre quand son successeur aura été désigné. Il doit ensuite redevenir simple député mais difficile de l’imaginer s’en contenter.

Pas de retour au gouvernement (normalement)

Et déjà des élus de la majorité s'activent pour préparer son retour et ont inventé un slogan: "Bring back Boris" (ramener Boris). Ils espèrent un retour au pouvoir de leur champion. Une pétition a même recueilli plus de 10 000 signatures.

Ce qui est certain c’est qu’il ne fera pas partie du prochain gouvernement : les deux derniers candidats à sa succession ont balayé cette option. Mais si Liz Truss devient Première ministre, comme le prédisent les sondages, la voix de "BoJo" comptera puisque tous les fidèles de l'actuel locataire de Downing Street font actuellement campagne pour elle.

L'Otan dans son viseur ?

Alors quelle suite pour Boris Johnson ? Certains se plaisent à l’imaginer prochain secrétaire général de l’Otan. Le poste devrait se libérer dans un an. Ses soutiens mettent en avant son attitude face à l’invasion russe en Ukraine. Le Royaume-Uni est en pointe dans l’aide logistique et militaire. Mais la presse conservatrice britannique évoque déjà un possible véto français et un ancien chef des armées britannique pointe un défaut rédhibitoire pour ce job : le manque d’intégrité.

Le principal concerné reste muet sur le sujet. Mais ses adieux à la chambre des Communes, qu'il a conclus par un tonitruant "Hasta la vista baby" emprunté à Terminator, font immédiatement penser à l’autre réplique préférée du cyborg immortel : "I’ll be back". Autrement dit : "Je reviendrai".

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