Royaume-Uni : Boris Johnson démissionne de la tête du Parti conservateur et va donc quitter l'exécutif

Boris Johnson est sur le point de quitter son poste de Premier ministre, même si le calendrier doit encore être précisé la semaine prochaine.

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France Télévisions
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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, annonce à la nation sa démission de la direction du Parti conservateur, le 7 juillet 2022 à Londres (Royaume-Uni). (VUDI XHYMSHITI / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le temps des adieux ? Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé sa démission de la tête du Parti conservateur, jeudi 7 juillet, ouvrant la voie à son remplacement à la tête du gouvernement. "C'est clairement la volonté du Parti conservateur qu'il y ait un nouveau leader et donc un nouveau Premier ministre", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse devant Downing Street, se disant "triste d'abandonner le meilleur travail au monde". Il a ajouté que le calendrier pour l'élection d'un nouveau leader conservateur serait précisé la semaine prochaine.

La situation était devenue intenable pour "Bojo", après une soixantaine de départs au sein du gouvernement depuis mardi, dont cinq ministres. Un exode d'une rapidité sans précédent dans l'histoire politique britannique, après trois années turbulentes marquées par des scandales à répétition. 

Des scandales avaient écorné son image

Mercredi soir, plusieurs ministres s'étaient rendus à Downing Street pour essayer, en vain, de convaincre Boris Johnson qu'ayant perdu la confiance du Parti conservateur, il devait démissionner, dans son intérêt et celui du pays. Dans la soirée, le Premier ministre de 58 ans avait riposté en limogeant par téléphone le ministre qui avait été le premier à venir lui conseiller de démissionner plus tôt dans la journée, Michael Gove, chargé du rééquilibrage territorial.

Le mécontentement était nourri notamment par le scandale des fêtes illégales à Downing Street pendant le confinement anti-Covid, alors que les Britanniques devaient respecter des règles très strictes. Boris Johnson avait varié dans ses explications, provoquant frustration puis colère des élus conservateurs, dans un pays confronté à une inflation record de 9% et à des mouvements sociaux. Sa cote de popularité avait plongé, et près de 70% des Britanniques souhaitent désormais son départ, selon deux récents sondages.

>> Royaume-Uni : "Partygate", scandales sexuels... Ces affaires à répétition qui ébranlent le gouvernement de Boris Johnson

La démission, mardi soir, du ministre des Finances, Rishi Sunak, et du ministre de la Santé, Sajid Javid, avait sonné l'hallali pour le Premier ministre, après un nouveau scandale sexuel impliquant le "whip" adjoint, chargé de la discipline des députés conservateurs, que Boris Johnson avait nommé en février, "oubliant" des accusations passées de même type. Le Premier ministre avait échappé le mois dernier à un vote de défiance, 40% des députés conservateurs refusant cependant de lui accorder leur confiance.

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