Attentat de Londres : la police n'a "pas trouvé de preuve" d'un lien entre l'assaillant et des groupes jihadistes

L'attentat, qui avait fait quatre morts et plus de 50 blessés mercredi 22 mars, avait été revendiqué par le groupe Etat islamique.

Un policier à Londres, le 23 mars 2017, au lendemain de l\'attentat qui a fait quatre morts.
Un policier à Londres, le 23 mars 2017, au lendemain de l'attentat qui a fait quatre morts. (ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO)

L'assaillant de l'attentat de Londres était-il en lien avec le groupe Etat islamique ? Rien ne permet de l'affirmer aujourd'hui. Lundi 27 mars, la police londonienne a annoncé n'avoir "pas trouvé de preuve d'une association" de Khalid Masood avec un groupe jihadiste, ni de preuve qu'il s'était radicalisé en prison. L'attentat, qui avait fait quatre morts et plus de 50 blessés mercredi 22 mars, avait été revendiqué le lendemain par le groupe Etat islamique, qui a déclaré que son auteur était "un soldat" de l'organisation.

L'assaillant avait cependant "clairement un intérêt pour le jihad", a précisé la police dans un communiqué publié lundi 27 mars. Un responsable de l'antiterrorisme britannique a relevé que l'auteur de l'attentat avait employé des moyens "peu sophistiqués, peu techniques, à bas prix en copiant d'autres attaques, qui font écho à la rhétorique des dirigeants de l'EI en terme de méthodologie et d'attaque contre la police et les civils". "Mais à ce stade nous n'avons pas de preuve qu'il en a discuté avec d'autres", a ajouté ce responsable.

Condamné à plusieurs reprises

On en sait un peu plus sur le parcours de l'assaillant, Khalid Masood, Britannique de 52 ans converti à l'islam. Entre 1983 et 2003, Adrian Russell Ajao, alias Adrian Elms, alias Khalid Masood, a été plusieurs fois condamné pour agressions, détention illégale d'armes et trouble à l'ordre public. Entre novembre 2005 et novembre 2006, puis entre avril 2008 et avril 2009, il a été professeur d'anglais en Arabie saoudite, a confirmé l'ambassade d'Arabie saoudite, qui a précisé qu'il n'était pas dans le collimateur des services de sécurité du royaume.