L'armée irakienne a repris le dernier bastion de l'Etat islamique à Ramadi

En chassant les jihadistes du siège du gouvernement de la province de Ramadi, l'armée regagne du terrain.

Un véhicule des forces irakiennes antiterroristes circule dans une rue de Ramadi, le 25 décembre 2015.
Un véhicule des forces irakiennes antiterroristes circule dans une rue de Ramadi, le 25 décembre 2015. (THOMAS SAMSON / AFP)

Les jihadistes reculent. Tous les combattants du groupe Etat islamique (EI) ont quitté, dimanche 27 décembre, le siège gouvernemental de la province de Ramadi. Le contrôle de ce bâtiment est capital pour reprendre la ville, où seraient retranchés quelque 400 jihadistes.

"Tous les combattants de Daech sont partis. Il n'y a pas de résistance", a déclaré à l'AFP un porte-parole des forces d'élite antiterroristes, Sabah al-Numan. La zone doit toutefois être nettoyée des mines et pièges explosifs déposés par l'EI avant que les troupes irakiennes puissent y entrer. "Nos forces encerclent le complexe gouvernemental. Elles contrôlent toutes les entrées et les bâtiments adjacents avant d'y pénétrer", précise le porte-parole.

"Ce ne sera pas un coup décisif" porté à l'EI

Située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, Ramadi est le chef-lieu de la province majoritairement sunnite d'Al-Anbar, la plus grande d'Irak, frontalière de la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite. Aidées par les raids aériens de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, les forces d'élite antiterroristes et l'armée irakiennes avaient pénétré mardi dans le centre de Ramadi en vue de reprendre cette ville tombée en mai aux mains de l'EI.

Mais la perte de Ramadi ne "sera pas un coup décisif pour l'Etat islamique", selon Patrick Martin, de l'Institute for the Study of War, interrogé par Le Monde. "La ville lui servait surtout à maintenir les forces irakiennes occupées loin d’autres zones plus stratégiques, comme Mossoul et le nord de l’Irak", explique-t-il.