Irak : à Ramadi, le temps joue en faveur des jihadistes

Samedi 23 mai, France 2 fait le point sur la situation en Irak, après la prise de Ramadi, capitale de la plus grande province du pays.

France 2

En Irak, comme en Syrie, la progression des forces du groupe État islamique se poursuit. Les troupes de Daesh s'approchent de plus en plus de la capitale, Bagdad. Selon Samah Soula, envoyée spéciale de France 2 à Bagdad, "la reconquête de Ramadi a bien commencé [samedi 23 mai au matin], après une semaine de flottement qui a permis aux jihadistes de conquérir d'autres localités autour de Ramadi". Cette dernière est la capitale de la plus grande province d'Irak. Dans cette bataille, l'armée irakienne n'est pas seule. Les tribus locales et surtout les puissantes milices chiites ont été appelées à la rescousse. Ce sont actuellement des centaines de combattants qui convergent vers une base qui sert de point de ralliement.

Rendre les villes conquises imprenables

La coalition internationale a également commencé ses frappes aériennes pour la reconquête de cette ville qui ne sera pas facile. Ramadi est en territoire sunnite et les jihadistes peuvent bénéficier de certaines complicités. "Ensuite il faut coordonner toutes ces troupes. Tous ces combattants il faut les acheminer sur le front et cela prend du temps", précise la journaliste de France 2. Le temps joue actuellement en faveur des jihadistes qui ont pour stratégie de miner les villes conquises pour les rendre imprenables.

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Des résidents irakiens de la ville de Ramadi, qui ont fui les jihadistes, attendent pour traverser le pont Bzibez, à la frontière sud-ouest de Bagdad, le 20 mai 2015.
Des résidents irakiens de la ville de Ramadi, qui ont fui les jihadistes, attendent pour traverser le pont Bzibez, à la frontière sud-ouest de Bagdad, le 20 mai 2015. (SABAH ARAR / AFP)