Irak : à Mossoul, tout est à reconstruire après Daech

L'Irak est un pays meurtri et ravagé par la guerre. Mossoul, longtemps aux mains de Daech et libérée à l'été 2017, est encore un champ de ruines fin 2019.

franceinfo

Des gravats à perte de vue. Deux ans après la guerre contre Daech, la vieille ville de Mossoul (Irak) reste figée dans les ruines et la mosquée al-Nouri toujours défigurée. C'est là que la création du califat a été proclamée en 2014 par Abou Bakr al-Baghdadi. Les jihadistes ont perdu trois ans après Mossoul, désormais dévastée. Partout, des enfants ramassent du plastique et du métal. Les écoles ouvertes sont rares. La récolte de deux frères leur rapporte deux euros. La deuxième ville d'Irak vit d'une économie basée sur les gravats.

Il reste beaucoup de mines

Leur maison n'a pas été détruite. La mère élève seule ses enfants. Le mari est absent. Le frère aîné est mort pendant la guerre. "Nous avons tant souffert du temps de Daech, nous avons eu tant de malheurs, cette guerre nous a tout pris", raconte la mère de famille. Au milieu des ruines, quelques rares maisons ont été reconstruites. Pour faire revivre Mossoul, l'Unesco projette de réhabiliter la célèbre mosquée al-Nouri. Architectes et spécialistes espèrent entamer les travaux prochainement. Mais la reconstruction sera longue et difficile, parce qu'une large partie de la ville est toujours dangereuse. Les opérations de déminage prendront encore des années.

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Les restes de la mosquée Al-Nouri de Mossoul (Irak), le 29 juin 2017, une semaine après sa destruction par le groupe Etat islamique.
Les restes de la mosquée Al-Nouri de Mossoul (Irak), le 29 juin 2017, une semaine après sa destruction par le groupe Etat islamique. (AHMAD AL-RUBAYE / AFP)