VIDEO. Italie : Gênes se recueille, un mois après l'effondrement du pont Morandi

Habitants et touristes ont observé une minute de silence à 11h36 précisément, vendredi, un mois après la catastrophe qui a fait 43 morts et blessé plusieurs dizaines de personnes. 

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FRANCEINFO

Gênes s'est réveillée dans la douleur, vendredi 14 septembre. Il y a un mois, les habitants de cette ville du nord de l'Italie ont vécu l'une des plus grandes tragédies de leur histoire : l'effondrement d'une portion longue de 200 mètres du pont Morandi, qui a fait 43 morts et plusieurs dizaines de blessés. 

Un mois après la catastrophe, Gênes a tenu à rendre un vif hommage aux victimes. Au cœur du centre-ville, les commerçants ont baissé leurs volets, et ont rejoint habitants et touristes pour observer une minute de silence, à 11h36 précisément. L'émotion était particulièrement vive dans les quartiers proches du pont, où bon nombre de personnes se sont recueillies. 

Une fois passée cette minute de silence, des applaudissements ont retenti à travers la ville. Un rassemblement est également prévu en fin d'après-midi vendredi, en mémoire des victimes de l'effondrement. 

Des centaines de personnes encore sans domicile

Depuis ce drame, plus de 500 personnes sont toujours privées de domicile, vivant à l'hôtel ou chez des proches. Ils ont été évacués de la "zone rouge", située sous les portions restantes du pont, et condamnée en raison des travaux de destruction prévus. 

Les opérations de déblaiement se poursuivent sous le pont Morandi. Plusieurs dizaines de tonnes de béton doivent encore être retirées des lieux. La construction d'un nouveau pont devrait démarrer au cours des prochains mois. 

Des proches des victimes de l\'effondrement du pont Morandi se recueillent et observent une minute de silence, le 14 septembre 2018, à Gênes (Italie), un mois après la tragédie. 
Des proches des victimes de l'effondrement du pont Morandi se recueillent et observent une minute de silence, le 14 septembre 2018, à Gênes (Italie), un mois après la tragédie.  (MARCO BERTORELLO / AFP)