Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du jeudi 17 novembre

Nouvelles frappes russes, chute des températures, coupures d'électricité... Les conditions de vie s'aggravent encore pour des millions d'Ukrainiens.

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France Télévisions
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Des dégâts à l'aéroport de Kherson (Ukraine), le 17 novembre 2022. (METIN AKTAS / ANADOLU AGENCY / AFP)

Alors que plusieurs villes du pays ont été la cible de frappes russes, jeudi 17 novembre, Volodymyr Zelensky, a annoncé que plus de 10 millions d'Ukrainiens étaient privés d'électricité en fin de journée. En outre, le pays fait face à une baisse des températures (jusqu'à -10 degrés attendus), un "refroidissement brutal", qui a déjà entraîné une hausse de la consommation d'électricité et a "compliqué davantage la situation déjà difficile dans le système électrique", a déploré l'opérateur électrique national, Ukrenergo. La situation a entraîné de "plus vastes restrictions" de la consommation de l'énergie à travers le pays. 

Kherson et les suites de l'explosion en Pologne ont également été au cœur de l'actualité ukrainienne. Franceinfo vous résume ce qu'il faut retenir de la journée de jeudi.

Kiev dénonce un nombre "horrible" de cas de tortures à Kherson

A Kherson, Dmytro Loubynets, chargé au Parlement des Droits de l'homme, affirme n'avoir "pas encore vu" de torture "à une telle échelle". "Après avoir visité toutes les salles de torture dans diverses régions de l'Ukraine", il a déclaré à la télévision nationale, que "l'ampleur du phénomène" à Kherson, libérée le mercredi 9 novembre après des semaines d'occupation, était "horrible". 

Selon lui, des "dizaines de personnes" ont été "électrocutées, battues avec des tuyaux métalliques". "Leurs os étaient brisés" et "les Russes ont filmé tout cela", a-t-il accusé. Le représentant ukrainien craint qu'une "salle de torture" ne soit découverte "dans chaque localité importante".

Des experts ukrainiens arrivent en Pologne

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a annoncé l'arrivée d'une délégation ukrainienne en Pologne. "Nous espérons qu'ils pourront rapidement accéder au site" où deux personnes ont été tuées par un missile, "en coopération avec les forces de l'ordre polonaises", a-t-il écrit sur Twitter, après un échange avec son homologue polonais.

Explosion en Pologne : Volodymyr Zelensky change de version

Un peu plus tôt dans la journée, le président ukrainien a reconnu ne pas connaître "avec certitude" l'origine de l'explosion, qu'il avait rapidement attribuée à la Russie. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Nous ne savons pas . Le monde ne le sait pas. Mais je suis sûr que c'était un missile russe, je suis sûr que nous avons tiré depuis des systèmes de défense aérienne", a-t-il déclaré.

La Russie frappe de nouveau des villes ukrainiennes

Plusieurs régions ont été touchées par des tirs de missile et de drones. Au moins quatre personnes ont été tuées lors d'une frappe sur des bâtiments résidentiels de Vilniansk, dans la région de Zaporijjia, d'après la présidence. A Dnipro, 14 blessés ont été recensés. Et près d'Odessa, des infrastructures ont été touchées, selon les autorités régionales. 

"Des dizaines de missiles ce matin", a affirmé Volodymyr Zelensky, qui a déclaré que "des sites civils sont la cible principale". "La Russie fait la guerre contre l'électricité et le chauffage destinés aux gens en faisant exploser des centrales électriques et d'autres installations énergétiques", a-t-il également ajouté. De son côté, l'opérateur ukrainien privé DTEK a évoqué "une destruction sans précédent" subie par le système énergétique, qui "nécessite des arrêts d'urgence" imposés pour "prévenir des accidents complexes et à grande échelle sur les réseaux".

Selon Moscou, Kiev "refuse de chercher un terrain d'entente"

Les souffrances de civils sont "la conséquence du manque de la volonté de la partie ukrainienne de régler le problème, d'entamer des négociations, de son refus de chercher un terrain d'entente", a déclaré, jeudi, le porte-parole du Kremlin. Dmitri Peskov était interrogé sur les coupures d'électricité dont souffrent des millions d'Ukrainiens.

L'accord sur les céréales prolongé cet hiver

La Russie a confirmé la reconduite "sans aucun changement" de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes après que la Turquie, l'ONU et l'Ukraine ont annoncé sa prolongation plus tôt dans la journée. Kiev s'est félicité d'un pas "important dans la lutte contre la crise alimentaire mondiale".

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