AVANT/APRES. Guerre en Ukraine : à Kiev, Marioupol ou Irpin, observez les dégâts provoqués par les bombardements russes

L'offensive lancée par l'armée russe depuis la fin du mois de février a provoqué d'importantes destructions dans plusieurs villes ukrainiennes. Des ravages documentés par les satellites.

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Image satellite d'un cratère causé par un bombardement dans le stade olympique de Tchernihiv, en Ukraine, le 16 mars 2022. (SATELLITE IMAGE © 2022 MAXAR TECHNOLOGIES)

Des immeubles en feu, des panaches de fumée gigantesques, des cratères dans le sol, des églises et des théâtres éventrés... L'ampleur des destructions provoquées  par les bombardements de l'armée russe dans plusieurs villes ukrainiennes depuis le début de l'offensive, le 24 février, est telle qu'elle est visible depuis l'espace. A l'aide d'images satellite, produites notamment par les entreprises Planet et Maxar, franceinfo a comparé les photos de ces lieux frappés par la guerre avant et après ces attaques destructrices.

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Un centre commercial ravagé à Kiev

La guerre jusque dans la capitale ukrainienne. Une puissante frappe russe, vraisemblablement un tir de missile, a détruit l'immense centre commercial Retroville, dans le nord-ouest de Kiev, secouant toute la ville, tard dans la soirée du dimanche 20 mars.

Selon Moscou, le centre commercial "inopérant" servait de dépôt d'armements. "Une batterie de lance-roquettes multiples et une base de stockage de leurs munitions ont été détruites avec des armes de précision à longue portée", a déclaré le ministère russe de la Défense.

L'explosion a détruit les vitres de tout le quartier et endommagé une dizaine d'immeubles. Débris, véhicules anéantis et ferrailles tordues jonchaient la scène sur des centaines de mètres. 

Des destructions à Irpin, près de la capitale

La plupart des habitants d'Irpin, autrefois banlieue aisée de Kiev, ont fui les bombardements de l'armée russe. Les frappes russes ont continué de viser, lundi 21 mars, de nombreux bâtiments de la ville, notamment près des voies de chemin de fer.

Dans cette localité située au nord-ouest de la capitale ukrainienne, les rues sont jonchées de décombres. Des missiles Grad ont éventré des immeubles résidentiels de grande hauteur mais aussi de modestes pavillons.

Les bombardements continuent à Marioupol

A Marioupol, grande ville portuaire du sud du pays, assiégée et bombardée depuis des semaines par les forces russes, quelque 350 000 habitants restent bloqués dans des ruines jonchées de cadavres, manquant de tout.

Moscou avait demandé dimanche aux défenseurs de la ville de "déposer les armes", mais l'Ukraine "ne peut accepter aucun ultimatum de la Russie", a rétorqué lundi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Marioupol, cible stratégique pour l'armée russe, constitue un pont terrestre entre ses forces en Crimée, au sud-ouest, et les territoires qu'elle contrôle au Nord et à l'Est.

Une "catastrophe humanitaire absolue" à Tchernihiv

Dans le nord du pays, le maire de Tchernihiv, Vladislav Atroshenko, a dépeint une "catastrophe humanitaire absolue" dans sa ville. "Il n'y a pas d'électricité, de chauffage et d'eau, l'infrastructure de la ville est complètement détruite", a-t-il affirmé.

L'un des symboles de ces bombardements russes dans la ville se trouve au beau milieu de son stade olympique, où un gigantesque cratère était visible, le 16 mars.

Une école et une église détruites à Volnovakha

Les violents combats entre les séparatistes prorusses et l'armée ukrainienne ont détruit en partie la ville de Volnovakha, près de Marioupol, dans la région de Donetsk. Les images satellite de l'entreprise Planet montrent notamment la destruction d'une école, le 14 mars.

D'autres images satellite de l'entreprise Maxar témoignent de la destruction d'une église et d'immeubles d'habitations dans un quartier résidentiel de la ville.

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