EN IMAGES. Chaînes humaines, fleurs et opérations escargot : malgré la répression, la contestation se poursuit en Biélorussie

Des rassemblements pacifiques se sont multipliés, jeudi, pour dénoncer la répression violente des manifestations nocturnes des derniers jours. Les protestataires contestent la réélection d'Alexandre Loukachenko, officiellement par 80% des voix.

Face à la répression, elles revendiquent leur pacifisme. Des milliers de personnes, dont de nombreuses femmes, ont formé des chaînes humaines, jeudi 13 août, en de multiples endroits de Minsk, la capitale de la Biélorussie. Elles ont dénoncé la violence des forces de l'ordre depuis la contestation ayant suivi la réélection controversée, dimanche, du président Alexandre Loukachenko. Des actions similaires ont eu lieu dans de nombreuses villes du pays.

Cette mobilisation intervient alors que la police jugeait que la contestation faiblissait, tout en dénonçant un niveau élevé "d'agressivité à l'égard des forces de l'ordre". Une centaine de policiers ont été blessés, dont 28 hospitalisés. Aucun bilan détaillé n'a été publié concernant les manifestants, contre lesquels des balles en caoutchouc, des matraques et des grenades assourdissantes sont utilisés sans retenue.

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Fleurs en main, des femmes forment une chaîne humaine le long d'une artère de Minsk, le 13 août 2020. SERGEI GAPON / AFP
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Menés par des femmes, des cortèges pacifiques ont parcouru Minsk, le 13 août 2020. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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"N'essayez pas de nous frapper", est-il écrit sur cette pancarte tendue par une manifestante à Minsk, le 13 août 2020. NATALIA FEDOSENKO/TASS/SIPA
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Cette forme de mobilisation, lancée la veille par des dizaines de femmes vêtues de blanc, n'a pas jusqu'ici déclenché de répression violente comme celle visant les manifestations nocturnes. SERGEI GAPON / AFP
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La contestation a parfois investi les rues de Minsk, sous la forme d'opérations escargots. SERGEI GAPON / AFP
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Un homme livre des fleurs, de la nourriture et de l'eau à des manifestants, à Minsk. SERGEI GAPON / AFP
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Des fleurs blanches et rouges sont utilisées en référence au précédent drapeau de la Biélorussie, utilisé lors de l'indépendance, désormais interdit par le régime et devenu un symbole de la lutte pour davantage de démocratie. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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"On m'a volé mon vote", brandit ce manifestant, le 13 août 2020, à Minsk. SERGEI GAPON / AFP
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Des croyants de différentes confessions manifestent à Minsk, le 13 août 2020, avec des pancartes "Nous sommes contre la violence". SERGEI GAPON / AFP
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Accompagné d'autres diplomates, l'ambassadeur de France en Biélorussie, Didier Canesse, dépose un bouquet, le 13 août 2020, à Minsk, à l'emplacement de la mort d'un manifestant trois jours plus tôt. SERGEI GAPON / AFP