Enquête sur le MH370 : où se déroulent les nouvelles recherches ?

La quête de débris continue à La Réunion, mais aussi aux Maldives.

Parmi les objets trouvés sur la plage de Sainte-Marie de la Réunion, où se poursuit la recherche de débris de l\'avion MH370, des bouteilles d\'eau minérale avec des idéogrammes.
Parmi les objets trouvés sur la plage de Sainte-Marie de la Réunion, où se poursuit la recherche de débris de l'avion MH370, des bouteilles d'eau minérale avec des idéogrammes. (RICHARD BOUHET / AFP)

Le fragment d'avion trouvé sur une plage de La Réunion a relancé l'enquête sur le vol MH370. Le Boeing 777 de Malaysia Airlines a disparu en mars 2014, peu après son décollage de Kuala Lumpur (Malaisie), avec 239 personnes à son bord.

Si le débris d'aile découvert sur l'île a de fortes probabilités d'appartenir à l'appareil, les experts sont encore loin de pouvoir reconstituer le scénario du vol mystérieux. Mais les recherches se poursuivent et s'étendent, lundi 10 août, dans l'océan Indien. Francetv info fait le point.

A La Réunion

La préfecture de La Réunion a annoncé vendredi que les recherches pour retrouver des débris éventuels du vol MH370 au large de l'île française allaient durer une semaine dans un premier temps, donc au moins jusqu'au 15 août.

Si elles ont dû être temporairement interrompues à cause d'une météo défavorable, les opérations en survol au-dessus de la mer et à terre le long des plages ont repris depuis dimanche avec le retour du beau temps. L'avion Casa, un cargo militaire au large rayon d'action, a repris ses rotations au large de l'île : l'appareil dispose d'une autonomie de 4h30 durant lesquelles la dizaine d'observateurs à bord scrutent les 5 300 km² de mer bleue qu'ils doivent ratisser.

A terre, des patrouilles de quatre ou cinq gendarmes ou policiers arpentent le littoral oriental de l'île. Depuis samedi, elles sillonnent une vaste zone entre les communes de Saint-Benoît et Bras-Panon. Des chercheurs plus amateurs s'en mêlent aussi. Depuis 7h30 du matin, lundi, une centaine de personnes ratissent ainsi le littoral oriental de La Réunion, sur une quinzaine de kilomètres. C'est la mairie de Saint-André, dont dépend cette zone, qui a pris l'initiative de cette "fouille minutieuse".  

A l'île Maurice

Répondant à une demande de la Malaisie, les autorités mauriciennes ont déployé, depuis lundi 3 août, des moyens aériens et maritimes pour retrouver d'éventuels débris. L’île est située à environ 200 km de La Réunion et se trouve également sur la route des courants de surface qui vont de l'Australie à Madagascar. Un navire des gardes-côtes a quitté Port-Louis la semaine dernière et un deuxième bateau se tient prêt à intervenir. Des plongeurs ainsi que deux avions ont également été mobilisés. 

La 1ère explique qu'un promeneur a découvert sur une plage une bouteille de Cactus, une boisson produite et consommée en Malaisie. Un morceau de valise aurait également été découvert samedi, selon le site L'Express de Maurice.

Aux Maldives

Des habitants assurent avoir vu à plusieurs reprises ces dernières semaines des débris au large d'atolls du nord de l'archipel. A la suite de ces témoignages, les Maldives se sont mises à leur tour à la recherche de morceaux du vol MH370 disparu en mars 2014 avec 239 personnes à bord. "Nous regardons cela sous un jour nouveau après la découverte de La Réunion", a expliqué dimanche un porte-parole de la police des Maldives.

Le ministère des Transports malaisien a annoncé l'envoi aux Maldives d'une équipe d'enquêteurs. La Malaisie reste toutefois très prudente quant aux objets retrouvés aux Maldives : "A ce stade, il est tout à fait prématuré de se prononcer sur un lien éventuel entre ces débris et le vol MH370", indique le gouvernement dans un communiqué.

Au large de l'Australie

Les autorités australiennes, qui dirigent les recherches dans l'océan Indien, avaient annoncé jeudi 6 août qu'elles les poursuivaient dans la zone prévue. La découverte d'un fragment d'aile d'un Boeing 777 à La Réunion a donné "un vrai coup de fouet" aux troupes mobilisées pour rechercher l'avion, selon Martin Dolan, le responsable des opérations. Pour lui, "cela nous conforte dans l'idée que nous avons pris les bonnes décisions".

Dans un entretien à l'AFP, Martin Dolan réitère ainsi le bien-fondé de la zone de recherches actuelle, à environ 4 000 km de l'île de La Réunion. Mais les eaux qu'inspectent les navires australiens sont à ce point éloignées de toute terre, qu'ils mettent jusqu'à six jours pour regagner les côtes et se ravitailler. Deux navires sont toujours sur zone. Les autorités australiennes prévoient de scruter près de 120 000 km2 de fonds marins à l'aide d'un sonar.