"Le feu est une terreur", se défend un propriétaire terrien alors que les exploitants sont soupçonnés d'avoir provoqué des incendies en Amazonie

En Amazonie, les grands propriétaires terriens sont pointés du doigt, accusés d'être à l'origine de nombreux départs de feu qui ravagent la forêt depuis plusieurs semaines.

Silas, grand propriétaire terrien en Amazonie, en août 2019.
Silas, grand propriétaire terrien en Amazonie, en août 2019. (MATTHIEU MONDOLONI / FRANCE-INFO)

"Mort aux grandes propriétés", "Fermiers, ennemis de l’Amazonie". Au milieu de la forêt, toujours en proie à des incendies, il n'est pas rare de trouver des inscriptions ou banderoles accusant les grands propriétaires terriens. Ils sont soupçonnés d'être à l'origine de nombreux départs de feu, qui leur permettraient notamment d'agrandir leurs propriétés en gagnant sur la forêt. Eux dénoncent un mensonge et expliquent respecter la loi.

Des coupes d'arbres légales

"Cette histoire de mettre le feu, c’est du passé, explique Silas, qui dirige une exploitation de 800 hectares, Cela nous porte davantage préjudice qu'autre chose. Le feu, c’est une terreur."

Pourquoi mettrai-je le feu aux pâturages et donc à la nourriture du bétail ? On ne brûle pas notre nourritureSilas, exploitant agricoleà franceinfo

Quand on parle à cet homme de la déforestation qui serait une cause des incendies, il répond qu'il ne voit pas le problème quand la limite légale est respectée. "Dans la région amazonienne par exemple, on peut défricher 20% de sa propriété", précise Silas.

Une responsabilité partagée

Selon lui, si la déforestation existe, c'est parce qu'il y a des intérêts économiques importants derrière. "S'il manque de la nourriture pour la planète, il y aura plus de pression sur la forêt", estime-t-il, ajoutant qu'on peut "tous aider", que "ce n'est pas seulement le producteur rural qui a la responsabilité de cette forêt". Pour Silas, les exploitations agricoles grignotent la forêt pour répondre à la demande des gourmands marchés chinois et européen"On a donc tous une part de responsabilité".

Le reportage franceinfo de Matthieu Mondoloni
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