Libération de Sophie Pétronin : y'a-t-il eu une rançon ?

La France a toujours dit qu'elle ne donnait pas de rançon pour libérer les otages. Mais des questions se posent toujours après. Comment se passent les négociations en coulisses et quel est le point de vue des autorités ?

Officiellement, l'État français ne paie pas de rançon pour libérer ses ressortissants retenus par des groupes djihadistes. Cette position a déjà été répétée par Emmanuel Macron et déjà été affichée par François Hollande en septembre 2014 quelques mois après la libération des journalistes en Syrie. "La France ne paye pas de rançons… La France ne pratique pas non plus d'échanges de prisonniers", martelait-il. Mais dans les faits, les choses semblent différentes. Selon une enquête du New York Times sortie en 2014, la France avait versé en dix ans plus de 58 millions de dollars pour libérer ses ressortissants. À l'époque, Barack Obama avait taclé son homologue français "d'avoir un double discours".

Toujours de l'argent en jeu

En ce qui concerne la libération des quatre otages d'Arlit au Niger en 2013, le gouvernement avait affirmé qu'il n'y avait pas eu de rançon. Impossible selon les spécialistes à l'époque, pour qui il y a toujours de l'argent qui rentre en compte à un moment donné. Concernant Sophie Pétronin, il semble bien que ce soit la libération de 200 djihadistes qui ait été au cœur des négociations pour sa libération.

La France cède-t-elle aux rançons pour libérer les otages ?
La France cède-t-elle aux rançons pour libérer les otages ? (FRANCEINFO)