Sophie Pétronin : une libération qui soulève des questions

L'État ne peut pas tout dire concernant le processus de libération des otages, mais des questions restent en suspens. Notamment sur les suites des négociations avec les djihadistes qui ont permis la libération de Sophie Pétronin, jeudi 8 octobre.

La libération de Sophie Pétronin, jeudi 8 octobre, semble être une excellente nouvelle, mais il y a aussi un paradoxe, selon la grande reporter Samah Soula. Il y a eu des négociations, des échanges avec la libération de prisonniers djihadistes, 204 vraisemblablement. Il y a aussi la partie qui n'est pas connue. Y'a-t-il eu de l'argent ou d'autres choses négociées ?, questionne Samah Soula. La partie invisible d'une telle négociation ne sera jamais connue, cependant, s'il y a eu rançon lors de l'opération, les djihadistes pourraient se servir de l'argent pour renforcer leur armement, s'équiper et combattre, avance Samah Soula.

Des pressions ?

Reste à savoir maintenant qui a été libéré parmi les 204 personnes, afin de permettre d'évaluer comment la France a cédé à certaines pressions et le niveau de responsabilités de ces potentiels djihadistes, reconnaît Étienne Leenhardt. Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, Nicolas Sarkozy avait assumé le fait de laisser partir quatre djihadistes de très très haut niveau, rappelle le chef du service étranger de France Télévisions.

Un soldat malien surveile deux jihadistes présumés à Gao au Mali, le 22 février 2013.
Un soldat malien surveile deux jihadistes présumés à Gao au Mali, le 22 février 2013. (JOEL SAGET / AFP)