Burkina Faso : cinq jours après un raid meurtrier, les premières images et la consternation

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Burkina Faso : cinq jours après un raid meurtrier, les premières images et la consternation
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Article rédigé par
J. Chamoulaud, P. Loison - franceinfo
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Dans la nuit du 4 au 5 juin, 160 personnes ont été tuées à Solhan, au Burkina Faso, dans la zone dite des "trois frontières". Des rescapés témoignent de cette horreur.

Dans le village reculé de Solhan, au Burkina Faso, 160 personnes ont été tuées dans la nuit du 4 au 5 juin. Dans cette région appelée "les trois frontières" entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, les risques sont omniprésents et les groupes armés font régner la terreur. Les rescapés ont pu témoigner de la violence de ce raid qui a eu lieu en pleine nuit. "Il y a eu trop de dégâts. Ils ont tué sans trier, ni les femmes, ni les enfants. Ils ont tué, brûlé tout ce qu’ils ont vu. Ils ont tout saccagé", explique un homme.

500 civils tués depuis janvier

L’armée et la police n’ont pas pu éviter le massacre, l’État demeure impuissant. Les étudiants ont alors décidé de se mobiliser. Beaucoup ont choisi de donner leur sang dans un centre de la Croix-Rouge. "Ils sont venus à un très grand nombre, ils étaient vraiment mobilisés et nous les félicitons beaucoup", raconte Félicienne Ouédraogo, infirmière. Depuis 2015, des groupes armés, se revendiquant notamment d’Al-Qaïda ou de l’État islamique, ont fait 1 400 morts et ont engendré plus d’un million de déplacés au Burkina Faso. "Il est à craindre que ces raids se répètent. Entre janvier et aujourd’hui, plus de 500 civils ont été tués", déplore Seidik Abba, journaliste spécialiste des groupes terroristes au Sahel.

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