"Ligue du LOL" : Marlène Schiappa apporte son soutien aux femmes harcelées et veut étudier un allongement de la prescription

Les membres de ce groupe Facebook, regroupant une trentaine de journalistes parisiens, sont accusés d'avoir harcelé de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux. 

La secrétaire d\'Etat en charge de l\'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à l\'Assemblée nationale, le 27 novembre 2018.
La secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à l'Assemblée nationale, le 27 novembre 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Elle se saisit du sujet. Marlène Schiappa a réagi à la polémique provoquée par la parution d'un article de Libération sur la "Ligue du LOL", ce groupe de journalistes accusés de cyberharcèlement. "Tout mon soutien et ma solidarité aux blogueuses et journalistes qui ont eu à subir le harcèlement sexiste de la 'Ligue du LOL'", écrit la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes sur Twitter dimanche 10 février. 

>> "Ils étaient absolument infâmes" : on vous explique ce qu'est la "Ligue du LOL", ce groupe de journalistes accusés de cyberharcèlement

Les membres de ce groupe Facebook privé, regroupant une trentaine de journalistes parisiens, sont accusés d'avoir moqué et insulté de nombreuses personnes, notamment des femmes, sur les réseaux sociaux entre la fin des années 2000 et le début des années 2010. Plusieurs témoignages ont été publiés en ce sens sur Twitter et Facebook.

Canular téléphonique

Marlène Schiappa s'adresse tout particulièrement à la youtubeuse et vulgarisatrice Florence Porcel, qui a raconté comment elle avait été victime d'un canular. Sans donner le nom de l'auteur, elle a indiqué qu'un journaliste l'avait appelée en se faisant passer pour le rédacteur en chef d'une émission très en vue alors qu'elle était intermittente pour France 5. La conversation téléphonique, enregistrée sur Soundcloud et diffusée sur les réseaux sociaux, a été supprimée après la parution de l'article de Libération 

Le rédacteur en chef du site des Inrocks, David Doucet, a finalement pris l'initiative de révéler qu'il était l'auteur de ce canular, présentant ses excuses par mail à Florence Porcel, puis publiquement sur Twitter. 

"La loi votée cet été pénalise désormais le 'cyberharcèlement en meute' ou 'raid numérique'", rappelle Marlène Schiappa sur Twitter, rappelant que "le harcèlement est caractérisé par la répétition des messages tweets ou posts, et plus seulement corrélée à un seul auteur".

Allonger le délai de prescription ? 

Reste que nombre de faits allégués dans le cadre de la "Ligue du LOL" sont prescrits puisque le délai en matière de cyberharcèlement, délit passible de un à trois ans de prison et de 30 000 à 45 000 euros d’amende, est actuellement de six ans. Interpellée sur ce point, la secrétaire d'Etat indique sur le réseau social qu'elle va discuter avec son homologue de la Justice, Nicole Belloubet, d'un allongement de ce délai.