Ces drones qui sèment l'inquiétude

Les survols de drone, fréquents ces derniers mois, inquiètent les autorités. France 2 revient sur ce phénomène.

FRANCE 2

Après le survol de plusieurs centrales nucléaires l'automne dernier, cinq sites sensibles de Paris ont été survolé lundi 23 février en pleine nuit. Les pilotes n'ont pas été repérés.

En France, le ciel est surveillé 24h/24. Les contrôleurs voient sur leurs écrans le moindre avion. Et en cas de menace, des hélicoptères sont prêts à décoller pour interception.

Dès lors, pourquoi les drones ne sont-ils pas interceptés ? Parce qu'ils sont petits, discrets, mobiles et peuvent voler légalement jusqu'à 150 mètres d'altitude; c'est trop bas pour que les radars les repèrent. Et autrement, il est délicat de les neutraliser, surtout au-dessus de zones habitées.

Un sujet sensible

Selon les experts, les drones ne représentent pas de réel danger. Emmanuel De Maistre, de la Fédération professionnelle du drone civil, explique à France 2 : "Ce sont des machines qui pèsent entre 500 grammes et un kilo et qui emportent quelques dizaines à quelques centaines de grammes maximum. Aujourd'hui, ces machines servent pour des prises de vue. Elles ne peuvent pas emporter de matériel dangereux".

Néanmoins, le sujet est sensible. Les premières propositions pour améliorer la détection des drones seront étudiées à partir de début mars.

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Un drone équipé d\'une caméra survole Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), le 6 janvier 2015.
Un drone équipé d'une caméra survole Garmisch-Partenkirchen (Allemagne), le 6 janvier 2015. (KARL-JOSEF HILDENBRAND / DPA / AFP)