Mayotte : Gérald Darmanin promet "la fin du droit du sol" pour lutter contre l'immigration

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Mayotte : Gérald Darmanin promet "la fin du droit du sol" pour lutter contre l'immigration -
Mayotte : Gérald Darmanin promet "la fin du droit du sol" pour lutter contre l'immigration Mayotte : Gérald Darmanin promet "la fin du droit du sol" pour lutter contre l'immigration - (France 2)
Article rédigé par France 2 - A. Boutet, A. Février, V. Chrétien, T. Curtet, P. Lagaune, C. Colnet; V. Cruard, Mayotte La 1ère, L. Hauville
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En déplacement à Mayotte dimanche 11 février, le ministre de l'Intérieur a assuré que le gouvernement mettrait fin au droit du sol dans le département pour lutter contre l'immigration. Si la gauche s'en inquiète, l'extrême droite soutient la proposition, qui exigera une modification de la Constitution.

Dès l'arrivée du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à Mayotte, la tension est montée, dimanche 11 février. Des dizaines de Mahorais ont exigé des mesures fortes face à la crise qui touche le département. "Le gouvernement doit résoudre le problème d'insécurité et de l'immigration non contrôlée", estime un homme. Le ministre a proposé un remède choc, en mettant fin au droit du sol. "Il ne sera plus possible de devenir Français si on n'est pas soi-même enfant de parents français. Nous couperons ainsi littéralement l'attractivité qu'il peut y avoir dans l'archipel mahorais", a-t-il déclaré.

La gauche s'inquiète d'un élargissement de cette interdiction

À Mayotte, les enfants de parents étrangers nés sur le territoire deviennent français à l'âge de 18 ans s'ils ont vécu au moins cinq ans sur place. Le père ou la mère doit avoir résidé en France au moins trois mois au moment de la naissance du bébé.

Si l'extrême droite réclame la suppression de ce droit, la gauche s'en inquiète. "Cette exception se généralise après sur d'autres territoires. On trouvera toujours de bonnes raisons pour dire qu'il faut arrêter avec le droit du sol. Et on reviendra sur un des grands acquis de notre République depuis qu'elle est née", prévient le député insoumis Éric Coquerel. Cette suppression implique un changement de la Constitution. Le gouvernement présentera une loi d'urgence avant l'été.

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