Le patron d'Expedia remplace Travis Kalanick à la tête d'Uber

Le PDG du site de réservation en ligne Expedia, Dara Khosrowshahi, a été nommé nouveau dirigeant d'Uber dimanche 27 août, selon le quotidien américain. 

Le nouveau PDG d\'Uber, Dara Khosrowshahi, le 22 février 2010 à New York (Etats-Unis). 
Le nouveau PDG d'Uber, Dara Khosrowshahi, le 22 février 2010 à New York (Etats-Unis).  (LUCAS JACKSON / REUTERS)

Le leader mondial des applications de VTC a trouvé son nouveau patron, selon le New York Times (lien en anglais). Dara Khosrowshahi, le dirigeant d'Expedia, a été nommé nouveau PDG d'Uber dimanche 27 août, selon les informations du quotidien américain. Il remplace le controversé Travis Kalanick, qui a été contraint de démissionner en juin. 

"M. Khosrowshahi a émergé comme candidat leader pour être PDG, à l'issue de réunions du comité de direction de Uber avec trois finalistes", indique le New York Times, citant "deux personnes proches du processus" de nomination ayant requis l'anonymat. La société Uber n'était pas immédiatement joignable pour confirmer ou infirmer cette information. 

Dara Khosrowshahi a pris la tête d'Expedia en 2005. La société est aujourd'hui l'un des plus gros voyagistes en ligne au monde, avec bon nombre de sites proposant de réserver des chambres d'hôtel, des billets d'avion ou des voitures de location. Originaire d'Iran, Dara Khosrowshahi est aussi membre du comité de direction de The New York Times Company depuis 2015. Si sa nomination à la tête d'Uber est confirmée, il devra s'attacher à restaurer une culture d'entreprise saine, tout en faisant face aux batailles juridiques et au bilan négatif de la société.

L'image d'Uber ternie par les scandales

Patron emblématique mais contesté, Travis Kalanick a dû démissionner sous la pression d'investisseurs. Ces derniers sont soucieux de redorer l'image d'Uber, ternie par des scandales sur fond d'accusations de harcèlement sexuel ou de vol de technologies.

Ce mois-ci, les hostilités sont montées d'un cran avec la plainte d'un investisseur du groupe, le fonds Benchmark Capital Partners. Ce dernier a accusé l'ancien PDG de manœuvrer auprès du conseil d'administration pour revenir. Travis Kalanick a répliqué en accusant le fonds de mener une campagne "indigne", destinée à l'écarter définitivement du groupe.

Uber s'est en outre mis à dos les taxis, qui voient en lui leur mort programmée, et les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage. Même ses propres chauffeurs réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur.