Le controversé patron d'Uber, Travis Kalanick, démissionne

L'Américain a connu un succès fulgurant en fondant, en 2009, le service de location de voitures avec chauffeur. Mais depuis plusieurs mois, Uber fait face à des renvois et des démissions en série, sur fonds d'accusations de harcèlement et de sexisme.

Travis Kalanick, le 19 janvier 2016 à Bombay (Inde). 
Travis Kalanick, le 19 janvier 2016 à Bombay (Inde).  (DANISH SIDDIQUI / REUTERS)

A la tête d'Uber, Travis Kalanick, était un PDG controversé. Après s'être mis en retrait du groupe américain de VTC,  il a définitivement quitté la tête de l'entreprise sous la pression de plusieurs grands actionnaires, a rapporté le New York Times (article en anglais), mercredi 21 juin. 

Travis Kalanick, qui a fondé en 2009 le service de location de voitures avec chauffeur, avait dit la semaine dernière qu'il se retirait de ses fonctions, mais ce départ n'était alors censé qu'être provisoire et lié à des raisons personnelles. 

Un groupe en difficulté, sur fond de scandales

Depuis plusieurs mois, Uber fait face à des renvois et à des démissions en série, sur fonds d'accusations de harcèlement et de sexisme, mais aussi de soupçons de vols de technologie. Travis Kalanick, comme son bras droit Emil Michael qui a démissionné lundi, est accusé d'avoir personnellement encouragé des pratiques déplacées et brutales dans l'entreprise. En mars, le patron d'Uber avait été au cœur de la polémique après la diffusion d'une vidéo dans laquelle on le voyait être pris à partie par un chauffeur de la compagnie au sujet de la baisse des tarifs. 

"J'aime Uber plus que tout au monde et, dans cette période difficile de ma vie personnelle, j'ai accepté la demande des investisseurs de me retirer pour qu'Uber recommence à se développer plutôt que d'être parasité" par les difficultés, a-t-il expliqué dans une lettre citée par le New York Times.

Le journal précise que cinq gros investisseurs d'Uber, parmi lesquels le fond Benchmark, ont relancé la polémique, mardi, en exigeant le départ de Travis Kalanick dans un courrier adressé au dirigeant intitulé "faire avancer Uber".