Traque d'un homme en Dordogne : ce que l'on sait du forcené, quatre fois condamné pour violences conjugales

L'homme qui était en fuite depuis la nuit de samedi à dimanche a été interpellé lundi. Il a tiré à plusieurs reprises sur les gendarmes après avoir attaqué le compagnon de son ex-concubine.

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Des gendarmes en faction au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), le 30 mai 2021. (DIARMID COURREGES / AFP)

Un homme a été arrêté, lundi 31 mai, alors qu'il était activement recherché par les gendarmes depuis dimanche au Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), après avoir agressé le compagnon de son ex-concubine dans la nuit de samedi à dimanche. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cet homme, "blessé par balles" lors de son interpellation par le GIGN, selon le préfet.

Un ancien militaire

D'après les informations de France Télévisions, l'homme interpellé, Terry D., est un ancien militaire. Selon France Bleu Périgord, il a servi au sein du 126e régiment d'infanterie de Brive de 2011 à 2016. Agé de 29 ans, il est né en région parisienne et réside en Dordogne depuis l'âge de 7 ans, a précisé la procureure de la République de Périgueux, Solène Belaouar, lors d'un point-presse. 

Un père de famille condamné pour violences familiales

Connu de la justice, ce père de trois enfants a été condamné à quatre reprises pour violences conjugales envers la même victime, son ex-compagne, a souligné la procureure. En septembre 2017, il avait notamment été condamné à un an de prison, avec incarcération à l'issue du jugement.

Il a été une nouvelle fois condamné en février 2020 à 16 mois de prison dont 8 mois ferme. Il a obtenu par la suite l'aménagement de cette peine sous forme du port d'un bracelet électronique. Un dispositif qui a été mis en œuvre le 3 mai, date depuis laquelle l'homme n'avait "pas fait parler de lui", selon la procureure de la République. Jusqu'aux faits survenus dans la nuit de samedi à dimanche.

"Il avait l'interdiction de résider avec sa compagne, plus exactement, l'obligation de fixer sa résidence en un autre lieu, dans le même département", a détaillé Solène Belaouar. La procureure de la République a également affirmé qu'il était soumis à une "interdiction de détenir des armes". "L'arme qu'il a utilisée est une arme qui a été vraisemblablement obtenue illégalement", a-t-elle ajouté.

Il a tiré sur les gendarmes à plusieurs reprises

Durant la traque, dimanche, l'homme n'a pas hésité à ouvrir le feu sur les forces de l'ordre. Il était muni d'une "arme de grande chasse, une arme puissante, une arme dangereuse", selon les déclarations du général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine.

Il a été repéré aux alentours de 5 heures du matin dans le centre du village par la maire. Il était fortement alcoolisé et "déambulait dans la commune" en affirmant vouloir s'en prendre aux gendarmes, selon France Bleu Périgord. L'homme a tiré sur un véhicule blindé de la gendarmerie, d'après les informations de France Télévisions, mais aussi sur l'un des hélicoptères, rapporte le général André Pétillot. Les coups de feu ont toutefois cessé en début de matinée.

Selon une source proche du dossier interrogée par franceinfo, il cherchait "à en finir""On est sur un profil assez connu d'une personne qui cherche à se faire tuer par les forces de l'ordre", selon le général André Pétillot. "C'est quelqu'un d'aguerri à la vie sur le terrain, notamment du fait de son expérience militaire", avait précisé André Pétillot sur franceinfo, lundi matin.

Lors de son arrestation, il a "ouvert le feu à plusieurs reprises sur les hommes du GIGN", a ajouté le général Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine, cité par l'AFP. "Il était toujours dans la logique suicidaire" et se trouvait en "bordure" de la zone de recherches, a-t-il encore dit, précisant que ses blessures étaient "graves".

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