Attentat déjoué à Paris : où en est l'enquête ?

Alors que la garde à vue de Sid Ahmed Ghlam a été prolongée, jeudi 23 avril, francetv info fait le point sur ce que l'on sait de l'enquête sur l'attentat déjoué à Paris.

Une photo, prise le 22 avril 2015, montre le scellé sur la porte de la chambre d\'étudiant où vivait Sid Ahmed Ghlam, à Paris.
Une photo, prise le 22 avril 2015, montre le scellé sur la porte de la chambre d'étudiant où vivait Sid Ahmed Ghlam, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Sid Ahmed Ghlam, arrêté dimanche, aurait programmé des attaques contre deux églises de Villejuif (Val-de-Marne). Le jeune homme de 24 ans, dont la garde à vue a été prolongée jeudi 23 avril, refuse pour l'instant de répondre aux enquêteurs et les zones d'ombre persistent. Francetv info revient sur ce que l'on sait de l'investigation concernant l'attentat déjoué par la police, le week-end précédent.

La garde à vue de Sid Ahmed Ghlam est prolongée de 24 heures

La garde à vue médicalisée de Sid Ahmed Ghlam, à l'Hôtel Dieu, a été prolongée de 24 heures, jeudi 23 avril. Selon le procureur, François Molins, le suspect arrêté dimanche matin à Paris refuse pour l'instant de répondre aux questions des enquêteurs. Une prolongation au-delà de 96 heures est rare, mais est autorisée dans le contexte d'un "risque sérieux de l'imminence d'une action terroriste en France". La garde à vue de cet étudiant de 24 ans peut durer au maximum jusqu'à samedi.

 Une femme proche du suspect a elle aussi été arrêtée

Une femme entièrement voilée, mère de deux enfants en bas âge, a été interpellée à Saint-Dizier (Haute-Marne). Elle était régulièrement en contact avec Sid Ahmed Ghlam et aurait même été "amoureuse de lui", selon la sœur du suspect, interrogée par Le Parisien.

Des armes et des clés de chiffrement ont été retrouvés à son domicile par la police, lors d'une perquisition. Les enquêteurs auraient en outre mis la main sur des bouts de papier avec des dizaines de codes permettant à la jeune femme d'enregistrer des numéros sur son téléphone ou d'envoyer des textos illisibles en cas de surveillance.

La piste de complices est envisagée

Sid Ahmed Ghlam aurait peut-être bénéficié de l'aide de complices pour planifier son attaque. Le procureur de la République a expliqué que le jeune homme "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie, avec laquelle il échangeait sur les modalités de la commission d'un attentat, ce dernier lui demandant de cibler une église". Ce complice pourrait être la tête pensante de l'opération. RTL a en outre affirmé, jeudi 23 avril, que les enquêteurs recherchaient deux complices présumés. 

La voiture dans laquelle les armes étaient cachées aurait été retrouvée

Sid Ahmed Ghlam aurait récupéré des armes dans le coffre d'une voiture garée à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Selon Le Figaro, la Section antiterroriste (SAT) de la Brigade criminelle de Paris aurait retrouvé le véhicule, jeudi 23 avril. Les enquêteurs y chercheraient des empreintes digitales et des traces d'ADN. La voiture, probablement volée, pourrait en outre permettre à la police d'identifier le réseau derrière l'opération qu'envisageait de mener Sid Ahmed Ghlam.