Attentat à Nice : la prise en charge des victimes dans les hôpitaux

Le docteur Gerald Kierzek est sur le plateau pour répondre aux questions de France 2. Il était présent le soir du 13 novembre 2015 à l'hôpital de l'Hotel Dieu de Paris.

France 2

Il était à l'hôpital de l'Hotel Dieu à Paris le soir des attentats du 13 novembre. Gérald Kierzek, médecin urgentiste est revenu sur la gestion d'une telle catastrophe. "La médecine d'urgence, c'est aussi de la médecine de catastrophe. On est préparés sur des procédures et à Nice tout a été respecté. La phase préhospitalière puis hospitalière dit Plan blanc ont été rodées. Les procédures sont malheureusement de procédures de tri, puis de dispatchement des victimes et d'intervention en toute sécurité sur les lieux."

Les hôpitaux de Nice ont-ils assez de place pour faire face à un événement d'une telle ampleur?

"Manifestement le Plan blanc a bien fonctionné sur deux hôpitaux à Nice : le CHU et l'hôpital pédiatrique. Le Plan blanc est zonal, c'est à dire que c'est la région qui va être mise en alerte et donc si les hôpitaux niçois étaient insuffisants on aurait pu faire des transferts de malades. Le plus important c'est d'envoyer le malade dans un état grave dans le service le plus adapté."

Quels sont les types de blessures à Nice ?

"Probablement des poli-traumatismes, c'est un peu la même typologie de victimes qu'un accident de la voie publique. C'est essentiellement une pathologie avec des hémorragies internes qui est très différente de ce qu'on a pu vivre sur le 13 novembre, qui concernait plus des hémorragies externes. Il y aussi le syndrome du survivant, ceux qui ont encore des images et des bruits. Il faut une prise en charge médico-psychologique dans des cellules, qui vont continuer pendant de longues semaines."

Le JT
Les autres sujets du JT
Un policier monte la garde devant l\'entrée de l\'hôpital Pasteur, le 15 juillet 2016 à Nice (Alpes-Maritimes).
Un policier monte la garde devant l'entrée de l'hôpital Pasteur, le 15 juillet 2016 à Nice (Alpes-Maritimes). (JEAN-PIERRE AMET / REUTERS)