État islamique : les jihadistes français restent une menace

Le meurtre de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), vendredi 16 octobre, n'a pas été revendiqué par une organisation. Le groupe Etat islamique n'a toutefois pas complètement disparu.

franceinfo

L'État islamique a perdu les régions conquises en Syrie et en Irak en 2019, mais il n'a pas perdu tous ses hommes. Il est difficile d'estimer leur nombre, mais sur le terrain le groupe reste organisé et dangereux. En septembre, il a revendiqué 99 attentats dans la zone frontalière syro-irakienne. Des ressortissants se trouvent toujours dans cette région. Quelque 735 Français sont sur place, dont 300 disparus dans la nature, 150 actifs et 250 détenus. C'est ce qui inquiète la France parce que certains commencent à être libérés par les forces kurdes.

Des libérations inquiétantes

Des ressortissants français sont détenus dans des camps comme celui d'Al-Hol, en Syrie, qui peut accueillir 60 000 personnes. Les services de renseignement français pensent savoir que la compagne d'Amedy Coulibaly se cache parmi les civils syriens dans ce camp. D'anciens membres de Daech auraient donc rejoint la France pour s'organiser. Selon le parquet national antiterroriste, une structure a été démantelée en 2020 à Brest (Finistère). Des jihadistes ont déjà été jugés en France et une soixantaine devraient être libérés cette année, une potentielle nouvelle menace pour le pays. 

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Des enfants dans le camp d\'Al-Hol, dans le désert syrien, le 28 mars 2019. A l\'origine prévu pour 5 000 personnes , il regroupe aujourd\'hui les réfugiés comme les familles de combattants de Daech, soit 75 000 personnes en tout.
Des enfants dans le camp d'Al-Hol, dans le désert syrien, le 28 mars 2019. A l'origine prévu pour 5 000 personnes , il regroupe aujourd'hui les réfugiés comme les familles de combattants de Daech, soit 75 000 personnes en tout. (GIUSEPPE CACACE / AFP)