Relations entre des jeunes et la police : "Il y a un malaise", admet Gabriel Attal

En revanche, le secrétaire d'État affirme que les polices américaines et françaises "ne sont pas comparables", alors que des manifestations contre les violences policières se déroulent depuis plusieurs jours dans les deux pays.

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Radio France
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Gabriel Attal à Orcines (Puy-de-Dôme), le 14 janvier 2019. (EMMANUEL MOREAU / RADIO FRANCE)

"Il y a un malaise" en France, admet sur franceinfo vendredi 5 juin Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, interrogé sur la peur de beaucoup de jeunes face à la police, au lendemain d'une nouvelle manifestation à Lille. Beaucoup comparent les situations en France et aux États-Unis, après la mort de George Floyd. "Le fait qu'il y ait 15 000 à 20 000 jeunes qui se soient réunis [à Paris mardi 2 juin], ça dit quelque chose."

Si Gabriel Attal se dit "ému" de cette situation américaine, il est catégorique : "On ne peut pas comparer la situation des États-Unis avec la situation de la France. Nos polices ne sont pas comparables en termes de doctrine, de maintien de l'ordre et d'interpellation et en termes de faits racistes constatés".

La police est le miroir de notre société et il y a heureusement de la diversité dans la police.

Gabriel Attal

à franceinfo

"Il peut arriver aussi qu'il y ait des comportements individuels qui donnent lieu à de la haine, à du racisme, à des dérapages et l'important, c'est qu'ils soient identifiés et sanctionnés", indique Gabriel Attal. Le secrétaire d'État assure que sur "l'ensemble des sanctions prononcées dans l'administration française, la moitié est faite dans la police". "On peut toujours dire qu'il faut que ça soit mieux encadré, qu'on regarde davantage", admet-t-il, tout en affirmant qu'"on ne sortira pas du malaise en dressant les citoyens contre les policiers, en expliquant que les policiers sont racistes, que la police n'est pas démocratique, parce que ce n'est pas vrai". "Je crois au dialogue et je crois à l'apaisement", a-t-il dit.

"Ce constat, celui de ce malaise d'une partie de la jeunesse, a été fait par Emmanuel Macron dès la campagne présidentielle", dit-il en citant "la police de sécurité du quotidien". Cette police vise, selon le secrétaire d'État, "à permettre ce dialogue et cette proximité entre les forces de l'ordre et les jeunes dans les quartiers". "Peut-être qu'il faut qu'on aille plus vite et qu'on aille plus loin sur la mise en œuvre de cette police de sécurité du quotidien", propose-t-il.

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