L'Etat livre de nouvelles consignes de sécurité aux policiers après l'attaque de Joué-lès-Tours

La direction centrale de la sécurité publique leur recommande, notamment, de porter leur gilet pare-balles et leur arme de service, y compris au commissariat, selon un document dévoilé mardi par "20 Minutes".

Des policiers devant le commissariat de Joué-lès-Tours, samedi 20 décembre.
Des policiers devant le commissariat de Joué-lès-Tours, samedi 20 décembre. (PHILIPPE MAITRE / CITIZENSIDE / AFP)

Trois jours après l'agression au couteau de trois policiers dans un commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), le site internet de 20 Minutes révèle une note transmise par la direction centrale de la sécurité publique (DCSP) aux préfets. Le document détaille un ensemble de mesures destinées à assurer la sécurité des forces de l'ordre. Au programme notamment, le port du gilet pare-balles et d'une arme de service, aussi bien sur la voie publique qu'à l'intérieur des commissariats.

Une surveillance à l'entrée des commissariats

Ces recommandations s'inscrivent "dans le contexte des agressions commises les 20 et 21 décembre à l'accueil du commissariat de Joué-lès-Tours et sur la voie publique à Dijon (Côte-d'Or)", précise le document. Il recommande d'organiser une surveillance et un filtrage à l'entrée des commissariats, en affectant, dans la mesure du possible, un fonctionnaire de police à cette tâche. 

"Les personnels sur la voie publique et à l'intérieur des locaux de police seront systématiquement revêtus de leurs équipements de protection" et "porteront leurs armes de service y compris à l'accueil", ajoute la DCSP, qui conseille la vigilance sur "la nature des demandes d'interventions". Enfin, des patrouilles seront réalisées "de façon visible" dans les lieux de forte affluence, notamment les gares et les espaces dédiés aux transports en commun.

Dimanche, au lendemain du drame de Joué-lès-Tours, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait demandé, dans un communiqué, des mesures pour renforcer la sécurité de la police et la gendarmerie nationale, mais aussi des policiers municipaux et des sapeurs-pompiers, "également exposés en raison de leur tenue d’uniforme."