La lutte contre l'antisémitisme "cause nationale" pour Cazeneuve

Après la violente agression antisémite d'un couple lundi dernier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Créteil dimanche. Le ministre de l'Intérieur était sur place.

(Le ministre de l'Intérieur a lancé dimanche un nouvel appel contre l'antisémitisme © REUTERS/Christian Hartmann)

A Créteil, une marche contre l'antisémitisme a rassemblé plusieurs centaines de personnes ce dimanche matin, dont des responsables de la communauté juive et des élus. Une façon de réagir après la violente agression d'un jeune couple lundi dernier, dans cette commune du Val-de-Marne. Ils ont été séquestrés, la femme a été violée. Et l'enquête l'a montré : c'est parce qu'ils sont juifs qu'ils ont été ciblés.

Trois jeunes gens ont été déférés mercredi devant un juge d'instruction pour l'agression. Ils sont également soupçonnés d'une autre agression antisémite.

"Véritable pathologie sociale" selon Cazeneuve

Sur place dimanche matin, le ministre de l'Intérieur a affirmé "connaître le sentiment d'inquiétude qui traverse la communauté juive de France " face à un phénomène, "véritable pathologie social e", en nette recrudescence en France. "Nous devons faire de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme une cause nationale en y associant toutes les administrations intéressées (...), les préfectures, les élus, les associations, les représentants des différents cultes ", a-t-il déclaré.

"La République vous défendra de toutes ses forces parce que, sans vous, elle ne serait plus la République. La République vous protégera toujours contre des actes et des paroles qui portent atteinte au socle même des valeurs qui la fondent ", a-t-il ajouté.

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a appelé à faire de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme une cause nationale
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L'antisémitisme une cause nationale : Laurent Cathala, député-maire PS de Créteil, était dans le cortège.
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"Il ne s'agit plus de petits actes, il s'agit de menaces de mort"

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait réclamé dès mercredi un "plan spécifique d'urgence" face à la recrudescence des actes antisémites. "On sent que là il ne s'agit plus de graffitis ou de petits actes, il s'agit de menaces de mort ", a déclaré le président du Crif,  Roger Cukierman. "Ça ne peut pas continuer comme ça, il faut vraiment que l'Etat se mobilise et mobilise toutes les forces de la nation pour éradiquer ce cancer qu'est l'antisémitisme ", a-t-il ajouté. 

Roger Cukierman, président du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, était dans le cortège.
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