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Vidéo Affaire Tarnac : "A chaque fois qu'il allait acheter du pain, il était photographié", raconte le journaliste qui a interrogé Julien Coupat

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Durée de la vidéo : 1 min.
Tristan Waleckx.
FRANCEINFO
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France Télévisions

Accusé d'être à la tête d'une organisation terroriste, Julien Coupat témoigne dans l'émission "Envoyé Spécial" diffusée sur France 2, jeudi 8 mars. L'auteur de l'interview raconte les coulisses à franceinfo.

On a beaucoup entendu parler de lui, beaucoup entendu son nom. Mais on ne l'a presque jamais entendu. Dix ans après l'affaire de Tarnac, Julien Coupat a accepté pour la première fois de parler à visage découvert à la télévision. Son interview exclusive sera diffusée dans "Envoyé Spécial" sur France 2, jeudi 8 mars.

Tristan Waleckx, le journaliste qui a réalisé cet entretien, explique sur franceinfo avoir mis beaucoup de temps avant de le convaincre de parler. Son reportage dévoilera les coulisses de l'enquête. "On montre comment Julien Coupat était suivi par le renseignement français des mois avant son arrestation. Il était aussi suivi aussi par le FBI", explique-t-il.

L'équipe d'"Envoyé Spécial" a également pu récupérer des photos de surveillance de la police française. Elles révèlent que Julien Coupat était photographié par les policiers "à chaque fois qu'il allait acheter une baguette de pain ou qu'il allait faire le plein de sa voiture". 

Cette affaire est très mal partie dès le début, avec des procès-verbaux étonnants qui ont été signés.

Tristan Waleckx

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Un "fiasco judiciaire"

Si l'homme âgé aujourd'hui de 43 ans a accepté de parler, c'est parce que son procès approche. Après dix ans de procédure, l'affaire Tarnac s'est largement dégonflée. La Cour de cassation a fini par abandonner la qualification de terrorisme et Julien Coupat doit être jugé à partir du mardi 13 mars pour "dégradation" devant la 14e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.

Au total, huit personnes seront jugées, dont quatre pour association de malfaiteurs pour leur implication dans une affaire de dégradations de lignes TGV en 2008. Des faits qu'ils contestent. Pour les avocats de la défense, ce sera le "procès du fiasco de l'antiterrorisme" et d'un "fiasco judiciaire".

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