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Ce que l'on sait de l'agression d'un policier sur le parvis de Notre-Dame de Paris

Un homme armé d'un couteau a tenté de s'en prendre à un policier, mardi après-midi, avant d'être blessé par un tir de riposte. Selon le ministre de l'Intérieur, l'assaillant a crié "C'est pour la Syrie !" lors de l'agression.

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Les forces de l'ordre sécurisent un périmètre autour de Notre-Dame de Paris, après l'agression d'un policier sur le parvis de la cathédrale, le 6 juin 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

L'attaque a provoqué un mouvement de foule. Un policier a été attaqué, mardi 6 juin, devant la cathédrale Notre-Dame, à Paris, par un homme armé d'un marteau, dans un contexte de menace terroriste élevée. L'agresseur a été blessé par un tir de riposte et le policier visé a été légèrement blessé et hospitalisé. Une enquête en flagrance a été ouverte.

Comment s'est déroulée l'agression ?

Un homme a attaqué un policier, mardi, autour de 16h20, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. Armé d'un marteau, "il est arrivé derrière la patrouille de trois policiers" qui surveillaient le site, très touristique, selon le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Lorsque l'homme a tenté de s'en prendre à l'un des agents, "un de ses collègues a riposté avec son arme de service", a précisé le ministre. L'assaillant a été blessé au thorax et a été évacué vers un hôpital, selon la police. Le policier agressé a été légèrement blessé au cou, et également hospitalisé.

Les coups de feu ont provoqué un mouvement de foule sur le parvis de la cathédrale. Contacté par franceinfo, David Rahul Métreau, un journaliste dont le bureau donne sur le parvis de Notre-Dame, a expliqué avoir entendu deux déflagrations, suivies d'un mouvement de foule.

"On a entendu deux bruits de coups de feu, on ne s'est pas inquiété, d'ailleurs personne ne s'est inquiété, personne ne courait", ont quant à elles relaté Aline et sa fille, Gabrielle Wacogne, venues rendre visite à un proche, hospitalisé à l'Hôtel-Dieu. "Puis soudain, on a vu des policiers arriver à pied, puis des voitures et des fourgons, ils ont tout de suite fermé les accès au parvis."

Comment ont réagi les autorités ?

Les principales voies d'accès menant à la cathédrale, où de nombreuses voitures de police affluaient, ont été bouclées par des cordons de sécurité. Et des centaines de badauds ont été repoussées de l'autre de la Seine, hors du périmètre de sécurité.

Plusieurs centaines de personnes ont été confinées dans le calme à l'intérieur de la cathédrale. Un millier, selon un porte-parole du monument. Une source policière a, pour sa part, estimé entre 300 et 450 le nombre de personnes qui ont été confinées dans la cathédrale.

La préfecture de police a demandé à la population d'éviter le secteur, mais faisait état d'une "situation maîtrisée" peu avant 17h30.

Que sait-on de l'agresseur ?

L'assaillant "se présente comme un étudiant algérien", a déclaré le ministre de l'Intérieur. Il est "muni d'une carte dont il faut vérifier l'authenticité", a-t-il toutefois précisé. Selon nos informations, l'homme, né en 1977, est domicilié dans le Val-d'Oise et n'était pas connu des services de police et de renseignement français. L'agresseur était doctorant à l'université Paul-Verlaine de Metz, ajoute France Bleu Lorraine Nord.

Il a attaqué le policier avec un marteau et "deux couteaux de cuisine" ont également été retrouvés sur lui. Avant d'attaquer, l'homme aurait crié : "C'est pour la Syrie !" Il aurait également revendiqué être "un soldat du califat", ont précisé des sources judiciaires à franceinfo.

"Au moment où je vous parle, nous considérons qu'il a agi seul", a ajouté le ministre de l'Intérieur. Une enquête a immédiatement été ouverte par le parquet antiterroriste, qui devra identifier l'assaillant et d'éventuelles complicités.

FRANCEINFO

Où en est l'enquête ?

Une enquête a été ouverte par le parquet antiterroriste. Une perquisition a eu lieu mardi soir dans une résidence étudiante de Cergy (Val d'Oise), où l'homme occupait un logement.

Une quinzaine de membres de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), cagoulés et lourdement armés, ont fouillé un studio du rez-de-chaussée, a constaté l'AFP. Interrogés par l'AFP, la plupart des locataires, des étudiants, ont indiqué ne pas connaître l'assaillant. Un seul s'est souvenu d'un homme "très discret", qui "habitait là depuis un an et demi ou deux ans".

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