Vidéo Présidentielle : "Il y 20 ans la gauche parlait au peuple, aujourd'hui, cela se résume à des messages sur des répondeurs", ironise le ministre Olivier Dussopt

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Le ministre délégué au Compte publics et ancien socialiste, en profite pour appeler les électeurs de gauche à rejoindre Emmanuel Macron.

Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes Publics et ancien membre du Parti socialiste s'est dit dimanche 12 décembre sur franceinfo "triste" de voir l'état de la gauche en France à quatre mois de la présidentielle. "Ce qui me désole, c'est qu'il y 20 ans la gauche parlait au peuple, aujourd'hui, cela ses résume à des coups de fil et des messages sur des répondeurs", a-t-il ironisé.

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Arnaud Montebourg, candidat à l'élection présidentielle, s'est mis en scène vendredi en se filmant en train d'appeler, en vain, les autres prétendants de la gauche Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo. L'ancien ministre de l'Économie socialiste est tombé à chaque fois sur des répondeurs. "C'est quand même assez triste, assez désolant", a commenté Olivier Dussopt.

"Les responsables des partis de gauche récoltent ce qu'ils ont semé"

Alors qu'Anne Hidalgo, qui ne décolle pas dans les sondages, appelle à une primaire de la gauche, que le nom de Christiane Taubira est de plus en plus évoqué, Olivier Dussopt fait un appel du pied aux "électeurs de gauche, les sociaux-démocrates progressistes" qui "ont leur place dans la majorité présidentielle, qu'ils viennent, qu'ils nous rejoignent", lance-t-il.

Le ministre des Comptes publics, ancien socialiste se disant "bien sûr" toujours de gauche, pointent les leaders de son ancienne famille politique : "Les responsables des partis de gauche récoltent ce qu'ils ont semé. Cela me rend triste pour leurs électeurs et leurs élus locaux. Je sais quelles sont les convictions, les engagements qui sont les leurs, qui ont envie de faire, qui ont envie d'être efficaces et qui se rendent bien compte que ce qui reste de la gauche aujourd'hui n'est plus dans l'efficacité", a-t-il affirmé.

Pas question pour lui de soutenir un autre candidat qu'Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle : "Je ferai partie de ceux qui soutiennent le président de la République qui souhaite sa réélection et qui souhaite qu'il soit candidat", a-t-il dit.

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