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Présidentielle 2022 : l’écart se creuse en faveur d’Emmanuel Macron dans les sondages

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Présidentielle 2022 : l’écart se creuse en faveur d’Emmanuel Macron dans les sondages
Présidentielle 2022 : l’écart se creuse en faveur d’Emmanuel Macron dans les sondages Présidentielle 2022 : l’écart se creuse en faveur d’Emmanuel Macron dans les sondages
Article rédigé par franceinfo - A.Peyrout
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Emmanuel Macron est en tête des sondages au second tour de l’élection présidentielle. Mathieu Gallard, directeur de recherche chez Ipsos France, et Réjane Sénac, directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, membre du comité de pilotage du programme de recherche et d’enseignement des savoirs du genre, analysent les raisons de cette tendance sur le plateau du 23h de Franceinfo jeudi 21 avril. 

Le dernier sondage de l’institut Ipsos Sopra Steria annonce qu’Emmanuel Macron récolterait 57,5% des votes au second tour contre 42,5% pour Marine Le Pen. "Désormais, il y a un écart qui est vraiment très large entre les deux candidats : 15 points. On est très loin de l’élection d’Emmanuel Macron en 2017 avec 66% des voix mais on n’est plus du tout dans le scénario d’une réélection très serrée que certains instituts annonçaient juste avant le premier tour", détaille Mathieu Gallard, directeur de recherche chez Ipsos France, sur le plateau du 23h de Franceinfo jeudi 21 avril. Il ajoute que le président sortant a aussi marqué des points lors du débat mercredi 20 avril : 43% des sondés disent qu’Emmanuel Macron a été le plus convaincant, contre 24% pour Marine Le Pen.

Le positionnement féministe de Marine Le Pen

Directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, membre du comité de pilotage du programme de recherche et d’enseignement des savoirs du genre, Réjane Sénac revient sur le côté féministe de la campagne de Marine Le Pen. "On voit qu’elle joue de ça, dans sa profession de foi du second tour en particulier, elle dit ‘en tant que mère’, ‘en tant que femme’, même son slogan est autour de ça. On voit aussi que maintenant, le fait de se positionner sur les questions d’égalité femme-homme est devenu légitime et que tous les candidats et les candidates se sont dits féministes. Par contre, il est certain que ce n’est pas pour rien que les féministes, les anciennes ministres ou les ministres aux droits des femmes se mobilisent contre la candidature de Marine Le Pen qui est une femme mais, pour autant, porte des mesures, des positions qui peuvent être qualifiées d’anti-féministes", analyse l’auteure du livre Radicales et Fluides, les mobilisations contemporaines publié aux presses de SciencesPo.

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