Elections régionales et départementales : le taux de participation est de 26,72% à 17 heures, en recul de plus de 16 points par rapport aux régionales de 2015

Il y a six ans, la participation à 17 heures au premier tour était de 43,01%

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France Télévisions
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Un homme vote à Paris, le 28 juin 2020, pour le second tour des élections municipales. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Une participation en chute en libre. Dimanche 20 juin à 17 heures, 26,72% des électeurs se sont déplacés pour voter pour les élections régionales et départementales. En 2015, lors des précédentes régionales, la participation à la même heure s'élevait à 43,01%. En 2010, elle se situait à 39,29%. La participation aux élections départementales de mars 2015 était, elle, de 42,75%, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Cette année-là, contrairement à cette année, les départementales et régionales n'avaient pas été organisées le même jour, d'où deux taux de participation séparés.

>> Suivez la soirée électorale après la journée de vote pour les régionales et les départementales 

Un peu plus tôt dans la journée, à midi, 12,22% des électeurs s'étaient rendus dans les bureaux de vote, contre 16,27% des électeurs à la même heure en 2015, lors des précédentes régionales. La participation aux élections départementales de mars 2015 était elle de 17,97% à midi.

Les raisons de cette faible mobilisation sont multiples. Les enquêtes d'Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions menées avant le scrutin montrent que les électeurs n'ont pas toujours bien compris les enjeux de ce double scrutin des élections régionales et départementales. Ils n'ont pas non plus eu l'occasion d'utiliser ces élections intermédiaires pour exercer un vote sanction à l'encontre du gouvernement, puisque la majorité présidentielle ne dirige aucune région.

Le contexte de fin d'épidémie joue également un rôle important avec des Français qui n'ont pas vraiment la tête aux élections. C'est notamment particulièrement vrai pour les plus jeunes, qui sont nombreux à se tourner vers l'abstention. Il y aussi une montée du sentiment d'impuissance du politique pour changer les choses. "Je ne vois pas trop l'utilité du vote dans ma situation. Peu importe le candidat pour qui je vote, ça ne va pas changer les choses", estime ainsi Robby, 22 ans.

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