Résultats des élections régionales 2021 : revivez la soirée électorale du premier tour

Le candidat de la liste d'union de la gauche en Paca, Jean-Laurent Felizia, a annoncé son maintien au second tour du scrutin. Il est arrivé troisième avec 15% des voix, derrière le candidat RN Thierry Mariani (35,5%) et le président sortant Renaud Muselier (33%). 

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Ce qu'il faut savoir

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Le maintien de la liste d'union de la gauche en Provence-Alpes-Côte d'Azur, annoncé par son candidat Jean-Laurent Felizia après le premier tour des élections régionales, dimanche 20 juin, n'a pas fait l'unanimité. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a appelé "solennellement" au retrait de cette liste, tandis que le député européen Europe Ecologie Les Verts Yannick Jadot a déclaré, dimanche soir sur BFMTV, ne pas soutenir cette décision face à "un risque" de victoire du Rassemblement national en Paca. La liste d'union de la gauche a recueilli 15% des suffrages lors du premier tour du scrutin, derrière Thierry Mariani pour le RN (35,5%) et le président sortant de la région, Renaud Muselier (33%). 

LR en tête, le RN plus bas qu'attendu. Le parti Les Républicains arrive en tête à l'échelle nationale au premier tour des élections régionales, dimanche 20 juin, avec 28,7% des voix, selon une estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions. Le Rassemblement national obtient un score plus bas qu'attendu, avec 19,4% des voix, devant le Parti socialiste qui résiste, avec 15,6% des suffrages. Suivent les listes d'Europe Ecologie-Les Verts (12,9%), de La République en marche (10,4%) et de La France insoumise (5,3%).

Une abstention record. L'abstention s'établit à l'échelle nationale à 66,1% selon une estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions. L'abstention est la plus forte dans la région Grand Est (70,8%) et dans les Pays de la Loire (69,8%). En Centre-Val de Loire, en Normandie et dans les Hauts-de-France, l'abstention atteint 67%, selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria. La Corse est la région où les électeurs se sont le plus mobilisés (44,1% d'abstention).

Thierry Mariani (RN) en tête en Paca, Xavier Bertrand largement en tête dans les Hauts-de-France. Selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria, le candidat du RN Thierry Mariani (ex-LR) arrive tout juste devant le président sortant de la région Paca, Renaud Muselier (35,5% contre 33%). Le président sortant des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, est largement en tête avec 42,1% des voix. Sébastien Chenu, le candidat RN, obtient 24,5% des suffrages, devant Karima Delli, à la tête d'une liste d'union de la gauche (18,3%).

Le PS résiste au RN. En Centre-Val-de-Loire, le président sortant François Bonneau (PS/PCF) arrive en tête selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria, avec 25,5% des suffrages. Il est suivi par le candidat RN Aleksandar Nikolic (22%), donné en tête par les sondages. Même cas de figure en Bourgogne-Franche-Comté, où la présidente sortante Marie-Guite Dufay (PS) résiste au RN, annoncé en tête par les sondages, avec 26,6%, contre 23,6% pour Julien Odoul (RN). La présidente sortante PS de la région Occitanie, Carole Delga, arrive également en tête avec 39,5% des voix, devant Jean-Paul Garraud pour le RN (22,9%). Idem en Nouvelle-Aquitaine, où Alain Rousset, président socialiste sortant de la région, devance la candidate RN Edwige Diaz (29,2% des voix contre 17,5%).

Marine Le Pen appelle "au sursaut". La présidente du Rassemblement national, arrivé deuxième lors du premier tour des élections régionales et départementales, a appelé ses électeurs "au sursaut" pour le deuxième tour du scrutin, après un score plus bas qu'attendu. "La distorsion des intentions de votes avec les votes réels n’a qu’une seule explication : nos électeurs ne se sont pas déplacés", a-t-elle regretté, demandant à ses sympathisants de "redresser les résultats de ce premier tour aux urnes patriotes". 

 Jean-Luc Mélenchon réclame une commission d'enquête. "Il est temps de s’interroger publiquement sur les causes de tels dysfonctionnements." Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, demande une commission d'enquête "sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé le vote de ce dimanche", après plusieurs couacs lors du premier tour des élections régionales et départementales, dimanche 20 juin. "Serait-il temps de se demander (...) s’il n’est pas nécessaire qu’il y ait un seuil minimum de participation pour qu’une élection soit déclarée valide ?", a-t-il également déclaré. 

Des tractations en vue. Aux élections régionales, seules les listes ayant obtenu plus de 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir pour le second tour, prévu dimanche 27 juin. Mais des alliances plus ou moins explicites, sous forme de fusions ou de retraits de listes, sont à attendre dans plusieurs régions. La date limite de dépôt des candidatures pour le second tour est fixée au mardi 22 juin à 18 heures.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #REGIONALES

00h05 : Voici un graphique pour mieux se rendre compte de l'abstention historique de ce dimanche.

00h02 : Finalement, Jean-Marc Governatori ne s'est pas décidé. L'homme des 5% en région Paca réserve sa réponse sur une éventuelle alliance avec Renaud Muselier, signale une journaliste du Figaro.

23h54 : Quadrangulaire en vue dans les Pays-de-la-Loire. Alors que les deux listes de gauche vont probablement s'allier au second tour, l'ancien ministre LREM François de Rugy se maintient, annonce France Bleu.



(FRANCEINFO)

23h52 : Départ canon en politique pour Claude Chirac qui obtient 58% des voix dans son canton de Corrèze, éparpillant façon puzzle ses challengers. Mais en raison de la faible participation, la fille de l'ancien président de la République devra en passer par un second tour.

23h53 : "Je souhaite le retrait de la liste de Jean-Laurent Félizia" en Paca, a déclaré sur franceinfo Eva Sas, porte-parole d’Europe écologie-Les Verts, alors que le candidat (EELV/PS/PCF) a annoncé qu'il maintenait sa liste au second tour. "Nous avons toujours pris nos responsabilités vis-à-vis du Rassemblement national, nous ne souhaitons pas la victoire de Thierry Mariani et donc j'appelle Jean-Laurent Félizia à retirer sa candidature".

23h54 : Jean-Laurent Féliza réagit à la demande d'Olivier Faure qui appelait au retrait de la liste du candidat écologiste en Paca. "Je n'ai pas à répondre à Olivier Faure. Les états-majors parisiens sont parfois déconnectés de la réalité du terrain", tacle-t-il sèchement sur Twitter.

23h54 : Et pendant ce temps, le candidat LREM en Auvergne-Rhône-Alpes, Bruno Bonnell, qui échoue à 9,5% des voix, ne donne aucune consigne de vote pour le second tour dans une région où Laurent Wauquiez a pris une large avance (avec 43% et presque 30 points d'avance sur son premier challenger).

23h55 : "C'est une déception, je m'attendais à un meilleur résultat. Contrairement à ce que disent, depuis des années et de façon erronée, un certain nombre de politologues, l'abstention ne nous profite pas."

Sur franceinfo, ce cadre du RN revient sur les résultats de son parti ce soir.

23h35 : La confusion se poursuit en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Je vous rappelle que des responsables nationaux tels Olivier Faure ou Yannick Jadot ont exprimé leur désaccord après le maintien de la liste de l'écologiste Jean-Laurent Félizia. Sur Twitter, un candidat en 5e position sur la liste de Jean-Laurent Félizia dans le Var, Alexandre Latz, référent du mouvement Place Publique, annonce son retrait.

23h35 : "Une deuxième baffe". Taquin ce titre du Guardian pour résumer la soirée électorale en France, et allusion directe à l'incident qui s'est produit dans la Drôme il y a dix jours.

23h31 : Avec cette abstention record, se pose la question du vote obligatoire. Doit-on en passer par là ? Non, répond Martial Foucault, le directeur du Cevipof : "C'est une manière de dire que tout le monde a voté et qu'il n'y a pas de problème, c'est une manière de remettre le couvercle sur la marmite, sans se poser de question." Alors que le système démocratique est à bout de souffle, il faut trouver d'autres formes, poursuit-il, il y a une demande de co-construction, de consultation, et ça peut être une première réponse."

23h29 : Dans quelle région le RN fait son plus mauvais score ? Il faut pour cela chercher en Corse, où le parti d'extrême droite est mal implanté. Son candidat, François Filoni, s'est même pris un costard avec 4,1% des voix.

23h42 : On continue notre petit tour des partis politiques, avec cet article sur la déconvenue du Rassemblement national.

marine le pen GIF by franceinfo

23h28 : La tête de liste RN dans les Hauts-de-France Sébastien Chenu a eu le malheur de tweeter "Allez le Losc" avant le derby du Nord face au rival lensois. Promptement effacé, son tweet n’avait pas échappé à la vigilance de La Voix du Nord. Curieusement, son score à Lens, le rival historique et poumon du bassin minier, où le RN réalise ses meilleurs scores, est supérieur à sa moyenne régionale, avec presque 29% des voix. Mais dans la ville des Sang et Or, il est devancé par Xavier Bertrand, qui obtient lui 32%.

23h25 : Les premiers résultats, commune par commune, arrivent dans notre moteur de recherche.




(FRANCEINFO)

23h18 : Scores décevants partout, déroute dans les Hauts-de-France... La République en Marche a connu un premier tour très compliqué, comme nous le détaillons dans cet article.

23h18 : On part tout de suite dans l’Orne voir si les électeurs sont rancuniers. En 2015, alors fraîchement élu, Hervé Morin qualifie le département de "trou du cul du monde", un commentaire qui avait beaucoup fait jaser. Le président Les Centristes (ça s’appelait Nouveau Centre avant) de la région avait obtenu 28% au second tour en 2015, et cette fois un très confortable 44% dès le premier tour, à chaque fois un score supérieur à sa moyenne régionale.



23h20 : @Nina Vu la taille des nouvelles grandes régions, on ne peut pas parler d'une "poignée de voix". Xavier Bertrand totalise ainsi 473 000 voix, soit 42,51% des votants dans les Hauts-de-France, selon des chiffres encore partiels du ministère de l'Intérieur après dépouillement de 81% des bulletins. Certes, cela ne représente que 13,77% des inscrits, si tel est le chiffre que vous attendiez.

23h15 : Bonne question. Vraie question. Des Présidents de région vont être élus avec une poignée de voix.

23h13 : "Ce soir, j'envoie un message d’espoir : oui nous pouvons remporter la région Ile-de-France. L’alliance des trois listes emmenée par Julien Bayou nous place au coude-à-coude avec Valérie Pécresse. La victoire est à notre portée."

Arrivée troisième des listes de gauche en Ile-de-France, Clémentine Autain annonce son ralliement à Julien Bayou.

23h09 : Jean-Laurent Félizia justifie son choix en arguant que "la seule opposition au conseil régional ne peut être que l'extrême droite".

23h09 : "Il y a une frustration démocratique qui est incroyable dans cette région", justifie Yannick Jadot, qui s'adresse à Jean-Laurent Félizia sur BFM-TV. "Soit il y a une fusion pour obtenir un accord de représentation démocratique, mais déposer une liste où il n'y aura pas de communiste, où il n'y aura pas de socialiste et avec une direction nationale d'EELV qui dit qu'on ne peut pas laisser gagner le RN, je leur invite à se donner la nuit pour y réfléchir."

23h10 : Problème en Paca : l'avis d'Olivier Faure n'est visiblement pas suivi sur place. J'ai pu joindre Xavier Garcia, tête de liste PS dans les Alpes-Maritimes sur la liste de Jean-Laurent Félizia. Il assure attendre encore le coup de fil du premier secrétaire du PS. "La décision de se maintenir a été prise collectivement. Ce débat a eu lieu, Jean-Laurent Félizia se maintient, nous sommes solidaires, nous les socialistes. Si le PS a des mots d'ordre à donner, il faut nous appeler avant de s'exprimer dans la presse", me dit-il.

23h02 : Sur Twitter, le premier secrétaire du Parti socialiste condamne la décision du candidat de la gauche de se maintenir au second tour en région PACA.

22h59 : Même l'ancien biathlète Martin Fourcade s'interroge sur l'absence de réponse apportée à l'abstention grandissante dans le pays.

22h59 : "Nous avons la confirmation d'un essoufflement démocratique. La séquence du mouvement des gilets jaunes, suivie du grand débat avait montré qu'on était arrivé à la fin d'un cycle de démocratie électorale. Ce modèle selon laquelle les électeurs s'expriment par les urnes, et bien ce modèle ne peut plus suffire à faire vivre la démocratie", analyse pour franceinfo Martial Foucault, le directeur du Cevipof.

22h58 : @Tom Ah non, on sait ! Allez donc lire ce papier sur le profil des abstentionnistes qui est en tête de la page d'accueil du site !

22h57 : Le problème avec l'abstention, c'est que c'est confus. On ne sait pas si les gens ne vont pas voter par paresse, désintérêt ou conviction.

22h57 : Si vous nous rejoignez, voici tout ce qu'il faut retenir de cette soirée électorale.


Emmanuel Macron vote aux régionales et aux départementales, le 20 juin 2021, au Touquet (Pas-de-Calais). (CHRISTIAN HARTMANN / AFP)

(CHRISTIAN HARTMANN / AFP)

22h54 : Voici l'intervention de Jean-Laurent Félizia, le candidat de l'union de la gauche arrivé troisième en Paca. Il explique pourquoi il se maintient :

(FRANCE 2)

22h52 : Désolé si ça s'affiche en tout petit sur votre téléphone, mais comme le remarque un journaliste de France Culture, les éléments de langage des différents partis sont un peu toujours les mêmes, comme brocardés dans cette planche de BD du (formidable) Fabcaro. Pour voir en grand, cliquez là.

22h49 : Qui sont les abstentionnistes ? Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP, ce sont les plus jeunes et les électeurs de Marine Le Pen qui ont boudé les urnes. Pour aller plus loin, vous pouvez également lire ce reportage sur le sujet de notre journaliste Clément Parrot.

Les plus âgés et les électeurs de François Fillon lors de la présidentielle de 2017 sont ceux qui se sont le plus déplacés lors du premier tour des élections régionales et départementales, ce dimanche 20 juin. (LUCAS BARIOULET / AFP)

(LUCAS BARIOULET / AFP)

22h49 : Ne cherchez plus la pomme de discorde à gauche pour le second tour : le maintien de la liste écologiste et socialiste menée par Jean-Laurent Felizia divise les caciques de la gauche.

22h47 : @Sans surprise La proposition de tenir de compte du vote blanc n'a pas été évoquée ce soir, même si l'abstention atteint un niveau stratosphérique.

22h46 : Je suis curieuse. À partir de quel taux d’abstention la classe politique va t’elle considérer qu’il s’agit d’une vraie réponse citoyenne ? Tant que le vote blanc ne sera pas pris en compte, l’abstention sera un moyen de communication comme un autre. Je ne suis pas allée voter non pas par indifférence ou désintérêt. C’est un coup de gueule, un vrai.

22h45 : Voici les résultats définitifs pour la Corse, avec la nette avance du président sortant Gilles Simeoni :



(FRANCEINFO)

22h44 : On atteint des niveaux stratosphériques d'abstention chez les jeunes (87% des 18-24 ans et 83% des 25-34 ans). Ce qui inspire cette bonne blague à l'économiste du sport Pierre Rondeau, car le même genre de constat a été à l'origine de la Super Ligue des gros clubs européens. Si vous avez un peu de temps devant vous, l'excellent Raphaël Godet et moi-même avons écrit un article sur le désamour entre les jeunes et le ballon rond.

22h41 : Pour Yannick Jadot, la décision du candidat de l'union de la gauche en région PACA de se maintenir au second tour est une "erreur politique".

22h38 : Passion mise à jour des résultats en Ile-de-France. Au pointage de 22h30, Valérie Pécresse conforte son maillot jaune avec 34,7% des suffrages, loin devant la concurrence (Jordan Bardella, 13,6, roue dans roue avec Julien Bayou crédité du même score, puis Laurent Saint-Martin 11,7, Audrey Pulvar 11,3 et Clémentine Autain 10,2).

22h31 : En début de soirée, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a tenté d'expliquer l'abstention par le contexte épidémique. Dans notre sondage Ipsos/Sopra Steria, la peur du Covid-19 n'arrive pourtant qu'en septième position des motifs invoqués par les abstentionnistes (14%), loin derrière "parce que vous pensez que ces élections ne changeront rien à votre vie quotidienne" (39%) et "pour manifester votre mécontentement à l’égard des hommes politiques en général" (23%).