SNCF : une grève à risque pour le gouvernement

Les sondages d'opinion montrent une certaine bienveillance envers le combat des cheminots et la sauvegarde du service public. Pour la première fois, jeudi 5 avril, Emmanuel Macron s'est exprimé sur le sujet.

France 3

Le président de la République, en déplacement à Rouen (Seine-Maritime) le jeudi 5 avril, s'est pour la première fois exprimé au sujet du mouvement de grève à la SNCF, consécutif au projet de réforme de la compagnie ferroviaire initié par le gouvernement. Emmanuel Macron a évoqué des protestations "légitimes" et souhaite que les réformes soient expliquées au mieux à l'opinion, sans stigmatiser qui que ce soit dans ce processus. La forme doit donc être adaptée selon le chef de l'Etat, mais le fond reste identique et le calendrier annoncé de la réforme de la SNCF ne change pas.

Les gauches se retrouvent

Du côté de la gauche, on a pu assister à une "photo de famille" entre les communistes, Benoît Hamon et François Ruffin de la France insoumise, ce dernier proposant une grande manifestation le 5 mai. Jean-Luc Mélenchon, à Marseille, a appelé de son côté à manifester dès la mi-avril.

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Un employé de la SNCF à la gare de Lyon Part-Dieu, durant la première journée de grève des cheminots, le 2 avril 2018.
Un employé de la SNCF à la gare de Lyon Part-Dieu, durant la première journée de grève des cheminots, le 2 avril 2018. (JEFF PACHOUD / AFP)