Retrait provisoire de l'âge pivot : l'Unsa-Ferroviaire salue "une main tendue" mais exige "un geste fort" à l'égard des cheminots

L'Unsa réclame que la retraite des cheminots continue à être calculée sur les six derniers mois de carrière.

Au 40e jour de grève, l\'heure n\'est toujours pas à l\'appel à la reprise du travail pour les syndicats (photo d\'illustration).
Au 40e jour de grève, l'heure n'est toujours pas à l'appel à la reprise du travail pour les syndicats (photo d'illustration). (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

"C'est une main tendue", a salué lundi 13 janvier sur franceinfo Didier Mathis, secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire, 2e syndicat de la SNCF, après le retrait de l'âge pivot à 64 ans de la réforme des retraites. L'Unsa aura, selon lui, "des propositions concrètes à faire" lors de la conférence de financement qui doit débuter fin janvier "pour que l'on puisse retirer" définitivement cet âge d'équilibre.

"Mais au niveau de l'Unsa-Ferroviaire, nos revendications propres ne sont toujours pas abouties", a nuancé Didier Mathis.

Nous demandons depuis quatre mois la même chose, c’est-à-dire que l'ensemble des cheminots à statut conservent le calcul sur les six derniers mois et ne soient pas intégrés dans la réforme du calcul par points.Didier Mathis, secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaireà franceinfo

"On attend du gouvernement un geste fort", a souligné le secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire, qui n'appelle pas, pour l'heure, à la reprise du travail.

D'autant que le retrait de l'âge pivot n'est que "provisoire", a-t-il rappelé. "Si on n'arrive pas à ce que l'ensemble des partenaires sociaux et le gouvernement se mettent d'accord, ce cavalier-là va revenir dans la réforme et sera mis en place, soit par décret, soit dans un amendement. C'est pour ça qu'on continue à maintenir la pression pour éviter ce genre de retour", a précisé Didier Mathis.