Réforme SNCF : comment l'expérience suédoise a tourné au vinaigre

La Suède est le tout premier pays en Europe à avoir mis en place l'ouverture du rail à la concurrence. La réforme est entrée en vigueur il y a plus de trente ans. Dans ce pays, la libéralisation du transport ferroviaire ne fait pas l'unanimité.

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FRANCE 3

Ce train régional au départ de Stockholm (Suède) aurait dû partir il y a près d'un quart d'heure ; le précédent, en face, a déjà été annulé. Enfin, une annonce : tous les passagers se lèvent d'un coup et récupèrent leurs affaires. C'est la course pour ne pas manquer l'autre train. En cette fin d'après-midi, ces passagers espèrent rentre chez eux, à Uppsala, une ville située à 70 km de là. Des milliers de personnes y vivent et viennent travailler à Stockholm.

Une mobilité accrue, mais des prestations insatisfaisantes

La majorité de ces passagers prennent cette ligne tous les jours, certains depuis vingt ans. En Suède, sur certaines lignes très fréquentées, près de 30% des trains sont en retard. Mais selon l'économiste Gunnar Alexandersson, un expert reconnu, cela ne doit pas masquer tous les bénéfices de l'ouverture au privé du rail depuis trente ans. En effet, depuis 1990, le nombre de lignes régionales en Suède s'est fortement développé. Dans le même temps, le nombre de passagers par kilomètre a doublé.

Neuf compagnies ferroviaires se font concurrence dans le transport de passagers. Parmi elles, une entreprise française. La maintenant, c'est l'autre point noir du système ferroviaire en Suède. Dans leur majorité, les Suédois souhaitent un retour au service public du rail. Globalement, le système leur coûte plus cher pour des prestations pas toujours à la hauteur, et il n'existe pas de lignes à grande vitesse.

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Des trains en Suède.
Des trains en Suède. (FRANCE 3)